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jeudi 5 décembre 2019
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Mise à jour du Forum & Site (Fin Mai 2019) (10 Mai 2019)

Bonjour à tous et à toutes !

Voici une note importante concernant la mise à jour du site jusqu'en Octobre 2019...
Quelques changements importants dans l'équipe au niveau des rôles et une absence...

file Fareye

Plus d'informations
il y a 1 an 7 mois #236166 par Almatysain
Fareye a été créé par Almatysain
3300, système inconnu, planète inconnue.
- "Plus vite !"
Le fouet claqua. L'exécuteur lâcha un rire, visiblement satisfait du travail qu'il accomplissait. A ses pieds, un garçon, tout au plus la quinzaine, en larmes, s'échinait à ramasser des blocs de pierre trop lourds pour ses bras chétifs.
Ses vêtements étaient lacérés des coups de fouet qu'il avait reçu, dévoilant des plaies profondes provoquées par les lanières de cuir qui lui mordaient les chairs à chaque claquement.
Le fouet le cingla de nouveau.
Meutri, le garçon mis un genou à terre en hurlant. Il était à peine dix heures du matin, mais déjà son corps ne supportait plus le poids des blocs qu'il devait déplacer jusqu'au chariot metallique qui se tenait à ses côtés, et les coups
répétés finissaient de le tuer à petit feu.

Le groupe d'esclaves oeuvrait dans cette mine sans relâche depuis presque deux mois. Beaucoup avaient déjà péri sous les assauts incessants de leurs tortionnaires, mais Rod Ridges, le surveillant principal, n'en avait cure : on lui avait demandé du rendement et il devait l'obtenir, coûte que coûte. De toutes façons, la division Deliver rapportait régulièrement de nouvelles âmes pour renflouer la main d'oeuvre décédée.
Les corps des victimes étaient traînés à l'extérieur de la zone, et personne ne savait ce qu'il leur advenait. Des rumeurs parlaient d'écartelement, de désossage, de dépeçage; certains disaient même qu'on les passait "à la moulinette" et que le résultat se retrouvait là, dans les gamelles qu'on leur apportait chaque soir. Certains esclaves en étaient si persuadés qu'il refusaient de se nourrir. Ils étaient les prochains à disparaitre.

- "Denz ! Denz ! Putain, où est Denz ?"
Un homme de taille moyenne, sec, arborant une barbe fournie et vêtu d'une tenue de l'Empire, certainement dérobée, hurlait dans son bureau, il avait besoin des derniers rapports, et tout de suite.
- "Bordel de merde, trouvez-moi Denz !"
- "Henri est parti le cherche Monsieur Ridges, il arrive", balbutia un homme à la porte du bureau.
Une minute plus tard, Denz, un grand type borgne, le visage marqué par les guerres qu'il avait menées dans une vie antérieure, passa le pas de la porte, et il n'était pas très rassuré. Il en avait vu dans sa vie, mais il savait que quand son patron était en colère, il pouvait y passer sans sommation.
- "Bordel Denz !"
, lança Ridges, "Ca fait quinze minutes que tu devrais être là avec tes putain de chiffres ! Qu'est-ce que tu foutais ?"
Denz manipulait son holoComp, à la recherche des rapports qu'il devait rendre :
- "J'étais à l'autre bout de la mine, patron, je..."
- "Denz ! Râclure de chiottes ! J'en ai rien à foutre d'où t'étais ! Les rapports ! File moi ces satanés chiffres ! Et j'te jure Denz, ils ont intérêt d'être bons !"
Si Denz avait roulé sa bosse, personne ne savait d'où venait Rod Ridges, mais tout le monde était d'accord sur un point : on ne discutait pas avec Rod Ridges. Une chose était sûre, il était complétement fêlé. C'était un homme nerveux, impatient, et, tous ses hommes en étaient convaincus, absolument instable.
Le borgne lui tendit l'holoComp, sur lequel des graphiques mélangés à des chiffres bougeaient dans tous les sens.

Ridges lui arracha l'appareil des mains et regarda avec attention les résultats qui dansaient sur l'écran. Un rictus indéfinissable se dessina sur son visage qui, l'espace d'une seconde, fit trembler Denz.
- "Ahahah ! Détends toi, couillon ! J'vais pas te péter la gueule, pas maintenant en tout cas ! C'est pas dégueulasse comme bilan ! ", lança Ridges en attrapant un verre rempli de brandy qui était posé sur ce qui lui faisait office de bureau.
- "Mais dis moi, j'aimerais savoir si tu penses qu'on est capables de dépasser un peu cette capacité à extraire."
Denz fit mine de se relâcher. Ridges en demandait toujours plus, et il devenait compliqué de trouver des esclaves pour miner, ramasser et charger la caillasse dans les vaisseaux qu'ils s'étaient appropriés.
- "Pas de problème, patron. Faut juste dire aux Deliver de trouver d'avantage d..."
Rod Ridges leva la main au ciel, et d'un ton dédaigneux le coupa :
- "Me bassine pas avec les Deliver ! Je paie ces vautours suffisamment cher pour qu'ils me ramènent le double de main d'oeuvre qu'ils font actuellement !"
Denz acquiesca, restant immobile, attendant les prochains ordres.
- "Ben quoi ? T'attends le nouvel an ?", lança Ridges.
... Et plaçant son visage à quelques centimètres de celui de Denz :
- "... Ou p't'être que tu veux ma photo ?", souriant exagérément.
- "Non patron, les Deliver, c'est noté patron."
Ridges écartant les bras et les rabattant répétitivement et brutalement sur les épaules de Denz :
- "Bien ! Bien ! Allez maintenant dégage, j'ai assez vu ta gueule de cyclope !"

Denz s'exécuta et parcouru le dédale de couloirs formés à même la roche en direction de la plateforme assignée à la division Deliver pour décharger les nouveaux venus. Là, il s'avança vers un homme qui se tenait en faction.
- "Brooke, les Deliver sont déjà passés ?"
- "Non. J'imagine qu'ils ne vont plus tarder."
- "Ok, tu me fais signe quand ils arrivent, j'ai deux trois trucs à leur dire."

L'homme approuva d'un signe de la tête.
- "N'oublie pas, hein ! Ce connard de Ridges... J'ai bien cru qu'il allait me savater les burnes, et j'ai pas envie d..."
Denz leva les yeux : un T9 amorçait sa descente vers la plateforme.

Quelques instants plus tard, dans un raffut infernal, le T9 s'était docké. Les portes souvrirent, et les membres de la division Deliver déchargèrent du ventre du vaisseau des hommes, des femmes, des enfants, qu'ils avaient enlevés d'on ne sait où.
Peu importait pour Denz, le principal c'est que ça leur fournissait des bras pour faire le boulot. Le capitaine des Deliver, en tête de cortège, s'arrêta devant le borgne.
- "Monsieur Denz", fit-il d'un ton narquois.
- "Capitaine."
Alors que le Capitaine allait diriger ses hommes et les esclaves qu'ils encadraient vers la zone de détention, Denz lui fit signe d'attendre :
- "Monsieur Ridges a besoin de plus d'esclaves."
Le Capitaine s'esclaffa. Il se retourna comme pour compter le nombre d'individus qu'il ramenait, et toujours en riant :
- "Plus ? "
Son visage se figea.Il ne riait plus.
Son regard se plongea dans celui de Denz, et même si le borgne était clairement plus imposant, le Capitaine n'en devint pas moins menaçant.
- "Plus ?", répéta-t-il. "J'en amène 25, et il y a quatre jours j'en avais débarqué autant. Vous en faites quoi de tous ces guignols ?"
Le Capitaine s'esclaffa de nouveau :
- "En fait, je m'en fous ! Vous en faites bien ce que vous voulez, mais si Ridges en veut plus, ça va coûter plus cher."
- "Monsieur Ridges dit qu'on vous paie pour facilement le double de ce que vous apportez.", rétorqua Denz.
- "Eh bien que Monsieur Ridges nous..."
Derrière eux, un enfant avait rompu les rangs pour se précipiter vers une femme qui faisait également partie des esclaves qui débarquaient. Un membre des Deliver lui porta un coup de matraque, et le gamin s'écrasa au sol.
La femme, sans aucun doute sa mère, hurla en voulant lui porter secours, mais elle fût instantanément retenue par deux hommes de la division. Un autre esclave, qui se tenait à côté de l'enfant étendu, se baissa pour l'aider et aussitôt un Deliver dégaina sa matraque, et d'un geste assuré, violent, porta un coup au visage de l'homme.
Mais la matraque ne fit pas mouche, l'homme, agenouillé, l'avait bloquée avec son avant bras. Son visage exprimait la douleur intense que le coup avait porté; il n'avait toutefois pas lâché l'enfant qu'il tentait de relever de l'autre main.
- "Bande d'enfoirés !" lâcha-t-il, les dents serrées par la douleur et la colère.
- "Vous faites quoi là ?", hurla le Capitaine. "Bazardez moi ces ploucs dans leur enclos ! On va pas rester la journée ici à se rouler des pelles en attendant que le taf soit fait ! Magnez-vous !"
Se retourant vers Denz :
- "On va essayer."
Denz observait le cortège d'esclaves que les Deliver emmenaient vers la zone de détention. Il pensait que le Capitaine devrait faire bien mieux qu'essayer, sans quoi Ridges péterait sûrement un câble.
Les utilisateur(s) suivant ont remercié: Nicou, rtcnmp, Zoltral

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Modérateurs: NicouZoranSloanne
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