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SUJET : At World's End

At World's End il y a 1 an 3 mois #219087

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Pour public averti.
Peut contenir des traces de sexe, de drogues, et de rock'n'roll.

Pour le timbre de voix du personnage principal : ici !

Les "Tracks" sont la pour une immersion plus prononcée dans mon univers.


Enjoy !
Dernière édition: il y a 1 an 3 mois par Sheen K..
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At World's End il y a 1 an 3 mois #219115

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- Tainted Love -



S.

Track 01

Cela faisait maintenant plusieurs heures que l'Ellesmere NR-2 sillonnait à toute vitesse le vide interstellaire des environs de la Nébuleuse d'Orion, enchaînant sans répit les sauts hyper-espace. Il ne le faisait pas pour le plaisir cela dit, car il avait une mission à remplir: faire le tour des points touristique d'Orion. Il en fût décidé ainsi lorsqu'au bout de la chaîne de montage de leur chantier naval de Bedaho, un ingénieur le gratifia du seau Ô combien luxueux des manufactures Saud Kruger Corporation. Ainsi fût scellé son destin.
Il n'était qu'un réceptacle, condamner à servir les ambitions de son pilote, assise confortablement derrière la verrière panoramique de la proue, le volume au maximum.

Ses aviators sur le nez, la clope au bec, elle tuait l'ennuie en programmant ses sauts les un après les autres, en essayant d'être opérationnelle aussitôt que la température le permettait.
Les cheveux coupé relativement court, c'était une femme de vingt-six ans, vieillit physiquement par son air patibulaire et ses cicatrices apparentes. Son visage et son cou était parcouru de différents tatouages, reliques d'un passé peu recommandable.
Elle portait des lunettes pour trois raisons : la première était la source directe de lumière à laquelle les pilote exposait leurs yeux à la sortie de l'hyper-espace. Si les vaisseaux embarquaient des technologies visant à amoindrir le phénomène, personne n'est jamais trop prudent. La seconde raison ; pour cacher ses yeux. Elle détestait exposer au grand jour ses yeux hétéroclite ; le gauche était bionique, l'autre, verticalement parcouru par une ancienne cicatrice, présentais un iris blanc comme la neige, et une pupille presque transparente. L'avantage d'un œil bionique, cela dit, était qu'il permettait à son utilisateur de se passer de lunette.
D'où la troisième raison : le style.

Personne ne connaissait son vrai nom, et celui affiché sur sa licence de pilote était faux. C'est pour cette raison que ses connaissances l'appelaient tout simplement « S ».

Style, Sex & Suns.
C'était la façon dont elle avait choisit de vivre.

---

Finalement, le moment tant attendu arriva. Elle se racla la gorge, éteignit la musique, écrasa sa cigarette dans le fond de whisky disposé à coté d'elle, appuya sur le bouton de l'Intercom pilote, et déclama de sa voix la plus douce:


« Mesdames, Messieurs, notre voyage ensemble touche à sa fin et nous allons, dans quelques secondes, faire notre dernier saut ensemble. Nous serons de retour à la station dans approximativement trente minutes. L'équipage et moi-même vous remercions d'avoir voyager a bord de ce vaisseau et nous esperons vous revoir prochainement »

Elle ferma le canal de communication général, puis enclencha l'ordre de FSD en direction du seul système habité de la Nébuleuse d'Orion. Couvert par le ronronnement croissant du moteur supraluminique de l'Ellesmere, elle distinguait derrière elle l'agitation des passagers qui se préparaient à débarquer.

3...2….1…..ENGAGE !

Dans un fracas, l'Orca fut projeter dans un couloir hyper-espace. Un moment enchanteur pour tout pilote débutant, qui devenait lassant après plusieurs heures de voyage.
On frappa à la porte du poste de pilotage :

- Entrez !

Un jeune stewart passa la tête par la porte entrouverte.

- Madame, un des passagers demande s'il serait possible de faire un détourcar il aimerait se fournir en équipements électroniques avant de rentrer.
- Répondez lui qu'il n'y à aucun marché de ce genre à moins de milles années-lumières d'ici, et qu'il est trop tard pour se manifester, nous sommes arrivés.

Comme pour supporter les dires de son pilote, l'Orca sortit brutalement de l'hyper-espace. Le stewart fut prit de court et s'écroula au sol lors de la décélération soudaine. Elle prit soin de détourner légèrement le regard pour ne pas se prendre de plein fouet la lumière de l'étoile vers laquelle elle avait sauté, puis ajusta sa trajectoire vers le CTNO, située à quelques milliers de secondes-lumières.

- Et ne m'appelez pas « Madame ». Autre chose ?
- Non. Toutes mes excuses pour le dérangement, Commandant, dit le stewart en se relevant. Je m'en vais porter votre réponse au client.

Et il ferma la porte du cockpit, permettant au pilote de retourner à sa solitude.
Depuis ses premières heures de vol en Sidewinder MkI, et jusqu’à très récemment, elle avait embrasser la solitude comme un art de vie. Elle n'avait donc pas l'habitude de travailler en équipe, et voyait le reste de son équipage temporaire comme des fourmis se baladant librement dans son vaisseau. Mais ils lui avaient été imposé par Ismael Payne, vice-président de l'Orion Tourist Board. Et pour ce qu'il lui versait après chaque trajet, elle voulait bien faire quelques compromis.




Track 02

Niché dans la ceinture de 481 (PMD2009 48 1 de son nom complet), la seule géante gazeuse à anneaux du système, le Centre Touristique de la Nébuleuse d'Orion était un astéroïde qu'un riche homme d'affaire avait entreprit de transformer en spatioport. De part sa localisation, ses panoramas sur les nébuleuses locales et son perpétuel ciel enflammé, c'était une destination prisée des touristes souhaitant des vacances exotiques en dehors de la bulle humaine, et par extension celle des pilotes n'ayant pas peur de voyager pour remplir leur compte en banque.
Après quelques minutes de navigation entre les différents astéroïde entourant le CTNO et une demande d'appontage effectuée dans le plus pur respect du protocole des Pilotes, l'Ellesmere se posa, pour l'avant-dernière fois, sur la plate-forme 32 de la station. S attendit le bruit métallique significatif de la connexion entre les trains d'atterrissage et de la plateforme, puis se leva de son poste, ré-ajusta son uniforme bleu nuit, et traversa le vaisseaux jusqu’au sas de sortie. Là, plantée avec le reste de l'équipage, un sourire factice en coin, elle remerciait les différent passagers au fur et à mesure qu'ils quittaient le véhicule. Un protocole long et pénible auquel elle était soumise malgré elle.

Puis ils entreprirent de nettoyer le vaisseau.





Jacquelyn « Lyn » Conley


Lorsque, sur le panneau en face de son bureau représentant les différentes plateforme d'appontage de la station, la LED de la numéro 32 s'illumina enfin, la responsable de la section voyage de l'Orion Tourist Board sût que l'Ellesmere venait de rentrer. Elle ne put s'empêcher de sourire béatement, et s'empressa d'en finir avec la paperasse administrative qu'elle avait à charge. Elle signala à son assistante qu'elle finissait sa journée plus tôt que prévu et, avant de quitter les locaux du Board, pris le temps de passer aux WC, seul lieu des environ à posséder des miroirs. Elle voulait être certaine d'être la plus présentable possible.


Lyn était une femme d'une trentaine d'année et d'un mètre soixante-dix environ, dont quelques centimètres était dût aux bottes qu'elle aimait porter. Svelte, métisse et les cheveux blond tombant à la nuque, elle portait toujours ce qu'il se faisait de mieux en terme de mode. Son élégance et sa prestance naturelle lui avait valu le surnom de « Princesse d'Orion » dans le spatioport, sans connotation péjorative aucune. En effet, Lyn était une des personnes les plus aimable et polie que la Voie Lactée n'ait jamais porté. Cela dit, et ce malgré toute sa bonne volonté et sa joie passagère, elle savait qu'un moment désagréable se profilait. Une discussion à laquelle elle ne pouvait se soustraire.


En arrivant à l'Ellesmere, qui faisait face à la sortie de la station, elle constata que le sas du vaisseau était grand ouvert. Timidement, elle s'y engouffra, tendant l'oreille. Le silence qui y régnait lui indiqua que l'équipage était sûrement déjà parti, et que seul son pilote devait encore y demeurer.

Je sais qu'elle est tienne, pensa t-elle en s'adressant au vaisseau, et qu'elle le sera toujours. Mais ce soir, je te l'emprunte.

Elle se trouva idiote de s'adresser ainsi à un vaisseau. Pour elle, ce n'était rien de plus qu'un très gros camion. Ou un très gros avion de ligne. Elle trouva cette analogie plus plaisante, et s'excusa mentalement auprès de l'Ellesmere.
Mais il fallait la comprendre : elle ne supportais pas l'ambiance qui régnait à bord des vaisseaux spatiaux, aussi luxueux soient-ils. Elle ne supportait pas l'idée de mettre sa vie entre les mains d'une « simple » paroi de métal. Raison pour laquelle elle n'avait jamais quitté la Nébuleuse d'Orion depuis son arrivée quelques années auparavant.

Elle s'apprêtait à toquer à la porte de la cabine de pilotage, mais marqua un temps d'arrêt. Devant l'absence de bruit en provenant, elle fit irruption dans le cockpit….

Elle y trouva S allongée dans son siège, un verre d'alcool posé sur la console centrale de l'Orca. Elle tenait une cigarette entre les doigts, dont la fumée et l'odeur submergeaient la cabine de pilotage de l'appareil. Elle porta la cigarette à ses lèvres, prit une grande inspiration, puis expira lentement la fumée de sa bouche. Elle leva les yeux en direction de Lyn, lui lança d'un sourire aguicheur, et l'invita à prendre place sur le siège du copilote.

- Et moi qui pensait te surprendre...dit Lyn, déçu.
- De toute les gammes sonores que ce vaisseau est capable de produire, celui de tes talons n'en font pas partie, répliqua S, visiblement fière d'elle.

Lyn fit le tour du cockpit du regard, tout en déposant son manteau marron sur le dossier du siège copilote.

- C'est sympa ici, en effet, finit-elle par dire.
- Sympa ?! rétorqua S. en se redressant brusquement. « Sympa » n'est pas un qualificatif acceptable pour décrire la quintessence du transport spatial. Plus imposant qu'un Dolphin, moins pataud qu'un Beluga, rapide comme pas deux…. Femme, tu te tiens à cet instant dans le fleuron de Saud Kruger !
- Femme ! Je doute que la quintessence de quoi que ce soit se trouve dans une chose qui a la forme..oserais-je le dire...d'un sextoy, dit Lyn en rigolant. Mais c'est toi l'experte.

Elle avait dit ces derniers mots en mimant une révérence princière, alors qu'elle s'asseyait. S posa la main sur le tableau de bord éteint de l'Ellesmere, ferma les yeux et s'adressa à son compagnon de voyage:

- Te t'offusque pas, Old Pal. Elle ne sait pas ce qu'elle dit.

Puis elle se retourna vers Lyn.

- La seule vrai question ici, c'est quand même celle de ta présence à bord. Entrevoir un membre du Board dans les alentours de la baie d'amarrage, c'est déjà quelque chose. Mais un tête à tête avec une des Représentantes ? Inespéré. Je pensais que vous étiez allergique au grand air, ou que la gravité cessait de fonctionner pour vous une fois le portique de sécurité du Board franchit.

Elles éclatèrent de rire. Un long fou rire comme seul deux personnes complice peuvent en avoir.
Quand elle retrouvèrent leur calme, S tapota sur sa console, et les moteurs de l'Ellesmere se mirent en route.

- Bien. Maintenant que tu es la, on va pouvoir y aller. Ne panique pas, tout va bien se passer.

Lyn sentit alors un frisson de frayeur la parcourir alors que le vaisseau gagnait en altitude.

- Shyn ! Non!! Arrête ça tout de suite ! dit-elle en se cramponnant au accoudoirs.

S plongea son regard dans le sien.

- Tout va bien. On ne va pas loin. Pas de supercruise, ni d'hyper-espace. On reste à proximité de la station, et si quoique ce soit devait arriver, j'ai une combi de secours dans le placard derrière toi, d'accord ? Maintenant, détends toi, et laisse moi faire ce que je fait de mieux. J'ai plusieurs centaines d'années-lumières au compteur, donc je n'ai nullement l'intention de m'écraser à dix kilomètres de la station. J'aime beaucoup ton parfum, c'est le même que d'habitude ?

- C'est vrai ? C'est un parfum que je garde pour les gran...Non, attend, tu cherches uniquement à me distraire !
- Pas uniquement, non. Tu n'as aucune raison de t'en faire. Regarde, on quitte l'astéroïde, et tu es toujours en vie, dit S en rigolant.
- Merci ! répondit Lyn sèchement, la mine renfrognée.

S , qui ne pu réprimer un sourire, fit faire demi-tour a son vaisseau à environ cinquante kilomètres de la station, et coupa les moteur, face à 481.

- Et pour info, il y a au moins une autre chose que tu fait au moins aussi bien que piloter.
- Un compliment ! On progresse.

To be continued...
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