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jeudi 9 avril 2020
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Mise à jour du Forum & Site (Fin Mai 2019) (10 Mai 2019)

Bonjour à tous et à toutes !

Voici une note importante concernant la mise à jour du site jusqu'en Octobre 2019...
Quelques changements importants dans l'équipe au niveau des rôles et une absence...

file L'histoire de Dainslef: Split.

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il y a 3 semaines 3 jours - il y a 3 semaines 1 jour #248828 par Dainslef
L'histoire de Dainslef: Split. a été créé par Dainslef
Il s'est passé tellement de choses. Je doute de tout, y compris de moi. Les médicaments altèrent mon jugement, mais au moins, il la boucle. Quand je dis « il », je veux dire « l'autre », le passager clandestin. Par quoi vais-je commencer ? Par ma nouvelle trahison ? Par l'horreur que j'ai découverte sur moi-même, et comment j'ai été encore une fois manipulé ? Par l'angoisse qui m'envahit, mon cœur déchiré par le malheur, et la mélancolie qui pèse sur mes membres à chacun de mes pas ?

Non. Je vais commencer par le commencement : je ne voulais pas l'admettre, mais je l'aimais. Elle qui vivait dans un monde utopique, dont elle refusait de voir la noirceur. Elle, qui sous des dehors de femme indépendante, forte, désespérait que le monde ne soit pas meilleur, plus juste, plus paisible. Et c'est pour ça qu'elle voyageait ; elle fuyait le mal, la haine, la violence, et tout ce qu'elle abhorrait.

Elle m'avait aidé à ramener les restes calcinés de mon pauvre Cobra sur Samson. Je ne savais pas comment la remercier. Elle qui souhaitait faire le tour de la Voie Lactée, elle m'avait avoué son objectif : acheter un Anaconda, et l'équiper pour effectuer un voyage sans fin. J'ai promis de l'aider ; j'ai détourné une partie de mon argent saisi par les autorités lors de mon escapade chez Caster. Pas grand chose, juste un petit milliard de crédits... après tout, c'était mon fric, non ? Je savais qu'avec ça, elle pourrait avoir son vaisseau toutes options, finition « grand luxe ». C'était la moindre des choses, n'est-ce-pas ? À ce moment-là, je n'étais pas encore amoureux d'elle (enfin, je pense), mais je lui devais la vie, et ça, ça ne pouvait que nous rapprocher.

Elle me cachait beaucoup de choses sur elle ; le genre de choses qui pouvait changer le destin de tout un escadron, et de ma vie, accessoirement. Tout ce que je vous raconte peut vous sembler dégoulinant de tristesse et d'auto-apitoiement, mais les choses qui ont mené à cette situation sont d'une complexité sans nom ; je vais m'efforcer de les raconter sans omettre de détail. Ce nouveau récit commence dans ma chambre d'hôtel de Highland City, sur Vénégana A4.


J'étais allongé sur le gigantesque lit moelleux, fixant le miroir au plafond, et réfléchissant aux événements des dernières heures. Mon Krait avait été piloté, comme par un fantôme, comme si tout son trajet avait été préprogrammé, et comme si celui qui l'avait programmé avait compté sur ma paralysie pour me faire crasher sur la planète, et me laissant crever d'asphyxie dans ma solitude. Qui avait bien pu faire ça ? Et puis, autre question, qui pouvait, à première vue, paraître futile, mais, en y regardant de plus près, devenait centrale : pourquoi tous les événements étranges des derniers jours survenaient après mes rêves éveillés ? Le soi-disant message de Xavier Dupont et le décollage de mon vaisseau étaient tous deux précédés de ces hallucinations. Sauf que rien n'a suivi l'épisode chez R-Corporation... à moins qu'il y ait bien eu quelque chose, dont je n'ai pas connaissance. Il s'agissait évidemment de souvenirs de Caster, et dans l'un d'entre eux, il était question...

« Bien joué, Sherlock Holmes ! » Je vis avec stupéfaction mon propre reflet dans le miroir plafonnier me parler avec un rictus diabolique. Et cette voix, qui me parlait, c'était celle de Caster. « Bravo, Captain Obvious serait plus adapté, tellement il t'aura fallu de temps pour comprendre ; tu me déçois, je m'attendais à plus de perspicacité de ta part.
_ Tu es... dans ma tête ? » Se parler à son propre reflet, qui se comportait comme une personne différente, était assez déroutant. Terrifiant, même. Et la terreur paralysait mes capacités de raisonnement. « Que fais-tu là ?
_ Enfin, Harvey, tu me déçois de plus en plus. Tu me sous-estimes, mon cher ami ; je suis là depuis le début. Tu pensais réellement m'avoir pris par surprise, lors de notre précédente rencontre ? J'avais tout prévu, bien avant de t'avoir contacté. Toutes les éventualités étaient parées.
_ Mais comment es-tu entré dans ma tête ?
_ Tu n'as toujours pas compris ? J'y étais avant toi, avant même que tu mettes un pied dans ma base ; avant même d'avoir lancé les Black Birds dans la bataille qui aurait dû te mener à la peine capitale pour haute trahison. Ton corps était dans ma base, j'y ai eu tout le temps nécessaire pour y mettre une copie de ma conscience. Et chaque fois que tu rêvassais, je prenais le contrôle de ton corps.
_ Je t'ai vaincu une fois, je pourrai le faire une deuxième !
_ Tu ne m'as vaincu, que parce que je t'ai laissé me vaincre. » dit-il après avoir émis un rire sonore. « Mon génie est cent fois supérieur à ton intelligence de cloporte !
_ Je saurais t'arrêter, tu n'as aucune substance propre, tu n'es que fruit...
_ Comment peux-tu encore croire avoir la moindre chance ? Arrête de me sous-estimer ; tu me crois stupide, au point de te révéler des informations d'une telle importance, si tu avais eu la moindre chance de me contrer ? Et maintenant... »
Il sourit une dernière fois, avant de...

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Split : la victoire contre le mal n'aura été que de courte de durée.
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il y a 3 semaines 3 jours - il y a 1 semaine 5 jours #248830 par Dainslef
Réponse de Dainslef sur le sujet L'histoire de Dainslef: Split.
En fait, non. Pas à chaque fois. Parfois, il se produisait quelque chose, et parfois non. Deux fois il y a eu des événements orchestrés par Caster, et deux, rien ne s'est produit. En fait, à chaque fois, mon état de conscience flanchait, certes, mais Caster ne prenait qu'occasionnellement le contrôle. La question qui me taraudait l'esprit à mon réveil était: quand j'étais chez R-Corporation, a-t-il pris le contrôle? Et cette fois-ci, juste après m'avoir fait ces révélations, m'a-t-il fait, ou fait faire, quelque chose? À cette question, au moins, j'allais avoir une réponse rapidement.

La bataille faisait rage dans le ciel. Les vaisseaux s'enflammaient brièvement, avant de venir s'écraser sur le sol, non loin de la base secrète, d'où nous observions la scène, lui debout, et moi dans mon fauteuil roulant électrique. Les troupes d'élite du Consilium étaient en train de venir à bout des quelques systèmes de défense épars. Je n'allais avoir que peu de temps devant moi. Et ce con qui avait des états d'âme!
« Putain, Will! Qu'est-ce qu'on a fait, là? Dans quoi tu m'as embarqué! Je ne veux pas crever, moi.
_ Moi non plus, je te rassure. Notre machine est au point. Nous allons vivre.
_ Je ne veux pas d'une pseudo-vie dans un superordinateur, je veux rester moi-même.
_ Enfin, Xavier, nous ne pouvons plus revenir en arrière. C'est ça ou la mort.
_ Désolé, Will. Tu es mon ami, mais je ne peux pas continuer comme ça. Je veux me racheter. » Il sortit un revolver antique de sa blouse, et le pointa vers moi. « Rien de personnel, mon ami, mais je veux me racheter auprès du Consilium.
_ Tu as raison, mon ami, rien de personnel. » Dis-je en soupirant.

L'instant d'après, une détonation retentit. Son corps s'effondra mollement, la tête éclatée par un projectile à charge creuse. Les défenses automatiques de la base avaient joué efficacement leur rôle, même si je n'aurais jamais cru possible qu'elles servent contre mon ami. Le corps presque entièrement paralysé, je respirais péniblement en poussant de toutes les forces qui restaient dans mon cou la molette de commande mentonnière de mon fauteuil. Les autres muscles de mon corps ne répondaient plus depuis plusieurs semaines, et ceux-là ne tarderaient pas à m'abandonner eux aussi. Mais d'une façon ou d'une autre, tout ceci n'aurait bientôt plus aucune importance. Mes muscles me trahissaient, mon ami et compagnon dans cette aventure m'avait trahi, moi-même, je n'étais pas fier de la trahison que j'avais commise, mais nécessité fait loi. Je me dirigeai vers un entrelacs de fils et d'écrans.

Des robots serviteurs vinrent placer les électrodes sur ma tête, pendant que des bruits de combat se faisaient entendre dans le couloir à proximité. Les électrodes de profondeur perçaient douloureusement mon crâne et mes méninges (je n'avais plus le temps pour une anesthésie). Quand enfin, la porte blindée s'ouvrit en deux, coupée par un chalumeau à plasma, j'entendis les mots libérateurs de l'IA: « transfert terminé, professeur. » J'entendis le chef d'escouade de la Phalange Noire prononcer quelques menaces et je vis l'ensemble des troupes pointer leurs armes sur moi, mais je n'étais déjà plus dans mon corps.
L'instant d'après, je téléchargeai mon esprit dans un superordinateur caché, loin de ma vieille base et de la bombe de huit mégatonnes qui nettoya par vitrification toute cette scène. J'avais gagné. J'étais vivant, mais à quel prix ? Seul, rejeté de tous, et devant rester dans l'ombre. Tout ça à cause de ce salopard de dictateur. Je jurai de prendre un jour ma revanche.


J'ouvris les yeux. Je fondis en larmes en comprenant l'enchaînement d'événements qui avait mené à cette vendetta. J'étais devant mon ordinateur, et non plus sur mon lit. Il avait donc pris le contrôle, mais qu'avait-il fait? Je consultai l'historique, pour constater divers détournements de fonds du Consilium, vers un compte non identifié, des transferts de données et de messages. Je ne pus en savoir plus. Je constatai par contre que ces délits avaient attiré l'attention des forces de sécurité. Ils n'allaient pas tarder à arriver, et il me fallait une solution, rapidement. Je refermai l'ordinateur portable en vitesse. La source avait été localisée, mais pas identifiée, et ne le serait pas, pour peu que l'engin soit rapidement détruit. Je regardai dans la chambre et la salle de bains: l'eau? Les données seraient récupérables. L'électricité? Trop incertain. Un explosif que j'avais emmené avec moi? Trop incertain, là encore. Je tournai lentement la tête vers la solution.

Par la fenêtre, je voyais les véhicules de police qui arrivaient déjà. Après y avoir mis l'ordinateur et la surprise, je refermai la porte du four à micro-ondes, et le réglai sur la puissance maximale. Je pris le peu d'affaires que j'avais ici, tournai à fond la molette du minuteur, pour foncer vers la sortie. Une fois au rez-de-chaussée, j'entendis une violente explosion, certainement en provenant du four farci aux composants électroniques et à la nano-thermite. Je me dirigeai vers la seule sortie qui ne serait pas gardée. Enfin, c'est ce que j'espérais.

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il y a 3 semaines 1 jour - il y a 3 semaines 1 jour #248838 par Dainslef
Réponse de Dainslef sur le sujet L'histoire de Dainslef: Split.
Je m'extirpai péniblement du tas de détritus et autres ordures ménagères en pleine décomposition. Je détestais (et déteste encore) cette odeur, bien pire et plus agressive que les déjections dans lesquelles j'ai séjourné quelques mois auparavant. Cet épisode douloureux me revint en mémoire, ainsi que la terreur, l'angoisse et les regrets qui y étaient rattachés. Mes vêtements étaient foutus, et il me fallait bien plus qu'une douche, pour venir à bout de la pestilence qui émanait de moi. Mais ceci était le cadet de mes soucis. Le cadet, pour ne pas dire que je m'en foutais complètement ; mon premier souci à l'heure actuelle était mon erreur d'appréciation, erreur qui faisait environ 1,5kg et 15cm de long, qui était pointé dans ma direction par un bras lui-même rattaché à un corps, corps qui portait un uniforme aux couleurs de la police du Consilium. La bouche de la tête surplombant cet uniforme me cria : «  Au nom de la loi, pas un geste ! Doucement, levez les mains en l'air et tournez-vous...» Pendant que j'obtempérai, de sa main restée libre, il sortit une paire de menottes de sa ceinture, et, s'approchant de moi, je l'entendis parler dans le communicateur de son casque. « Ici Moreno, je viens d'appréhender le suspect ; c'est un clochard qui cherchait probablement du fric facile. » Je souriais intérieurement. Mon aspect extérieur, ma barbe de trois jours et l'odeur que je dégageais donnaient une image complètement erronée de ma personne. Je pouvais en jouer, aussi je ne m'empressai pas de démentir ses suppositions.

Il s'approcha de moi, n'imaginant pas les ressources dont je disposais pour le neutraliser. Au moment où il attrapa ma main gauche, je me retournai de toute la vitesse que mon corps génétiquement amélioré mettait à ma disposition, pour le neutraliser d'une clef de bras l'instant qui suivit, le forçant à lâcher son arme ; pendant ce temps, mon bras droit lui arracha son casque et brisa son communicateur. Le tout ne dura même pas une seconde. Il n'eut pas le temps de réagir. Quand il comprit qui il avait en face de lui, il ouvrit la bouche, mais un coup de coude violent dans sa carotide le mit instantanément hors service. Je pris son arme, attachai ses pieds avec ses propres menottes, neutralisant son système d'ouverture biométrique, et pris mes jambes à mon cou, avant qu'il ouvre de nouveau les yeux.


L'histoire qui suit n'a que peu d'intérêt. J'ai réussi à me nettoyer, me changer, et à rejoindre mon vaisseau. Je vous épargnerai les détails, mais sachez que j'ai cru à plusieurs reprises être démasqué. Je n'ai heureusement pas eu à faire usage de mon arme ; je n'aurais de toute façon pas réussi à tirer, mes empreintes digitales n'auraient pu en déverrouiller la sécurité. J'ai rejoint Samson. Un clochard surentraîné et surdoué en piratage informatique qui répondait (très) grossièrement à ma description était toujours recherché par la police consulaire de Vénégana. Je me garderai bien d'en parler à mon ami Blaise... Enfin, tout ça pour en venir aux choses importantes, sans me perdre dans des détails futiles.

De retour sur Samson, je commençais à me pencher sur un problème bien plus important. Mes difficultés n'allaient qu'empirer, si ce psychopathe continuait à me manipuler comme un pantin. Je me souvins alors de bruits de couloir, quelques indiscrétions : une autre personne, un de mes amis, aurait à ce jour bénéficié lui aussi de la technologie inventée par Caster et Dupont ; je me dis que cette personne pourrait peut-être m'aider à comprendre. Mon nouvel ordinateur portable m'attendait sur mon bureau.

Après quelques minutes de recherche, l'espoir faillit m'abandonner une fois de plus : un avis de décès à son nom avait été émis pendant mon enquête sur Vénégana : il était donc bel et bien mort ? Pas de résurrection... Les choses auraient pu en rester là, mais quelques détails attirèrent mon attention ; il était mort dans un accident, mais l'enquête semblait avoir été bouclée trop rapidement, totalement bâclée au vu du rang de la victime. Puis, le plus naturellement du monde, quelqu'un d'autre avait pris sa place, et repris son œuvre, comme si de rien n'était. Un doute m'étreignit soudain. Et je décidai d'en avoir le cœur net. Je partis pour ses appartements, décidé à éclaircir cette histoire.

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il y a 2 semaines 4 jours - il y a 2 semaines 3 jours #248856 par Dainslef
Réponse de Dainslef sur le sujet L'histoire de Dainslef: Split.
La silhouette inconnue me faisait face. Son visage fermé me regardait de ses yeux inquisiteurs. J'étais mal à l'aise, et je décidai de tenter un coup de poker :
« Falco ?
_ Je m'appelle Sahaquielle. Qui es-tu, pour oser venir déranger un Rapture ?
_ Ne fais pas semblant de ne pas me connaître. »
La jeune femme sembla hésiter un instant. Elle me fit signe d'entrer, referma la porte derrière moi, et, sans un mot, alla chercher dans une commode à proximité deux verres à liqueur et une belle bouteille d'UAlcool millésimé. Elle en servit deux verres, et m'en tendant un, rompit le silence pesant qui s'était instauré :
« J'insiste, Dainslef : appelle-moi Sahaquielle. Falco est mort.
_ Que s'est-il passé ?
_ Un tragique accident. Stupide. Imprévisible.
_ Je n'en crois pas un mot.
_ Crois-moi ; moins tu en sauras, mieux ce sera pour nous deux.
_ J'ai bien compris qu'on t'avait donné un nouveau corps. Mais pourquoi... une femme ? »
Elle sembla réfléchir longuement, puis ouvrit la bouche. L'hésitation sembla se poursuivre encore quelques interminables secondes, avant qu'elle réponde sur le ton de la plaisanterie :
« Disons que... j'avais envie de changement. »
Elle but son verre d'un trait. Un vrai Black Bird. À sa façon de boire, je reconnaissais bien Falco. Je ne la crus pas une seconde, mais je la laissai poursuivre. Elle enchaîna :
« Visiblement, tu n'es pas venu juste pour partager des potins avec une vieille amie de beuverie, je me trompe ? Viens-en au fait, j'ai pas toute la nuit.
_ Je dois savoir qui t'a ressuscitée.
_ Rien que ça ! » Elle rit aux éclats, se versa un nouveau verre de courage en bouteille, en avala une gorgée, et me regarda fixement dans les yeux, avant de poursuivre sur un ton des plus graves : « il s'agit-là d'une information confidentielle. Je n'ai pas le droit de te la révéler.
_ Je t'en supplie. C'est vital, pour moi. Je dois savoir certaines choses.
_ Quoi donc ? »
Mais la voix qui poursuivit la conversation n'était plus la même. L'expression de mon visage non plus : « Parce que cet ingrat a peur de ce qu'il pourrait devenir, il veut savoir si les scientifiques minables du Consilium peuvent m'empêcher de me manifester. » L'instant d'après, Sahaquielle resta d'abord immobile quelques secondes, puis finit son verre d'un trait, avant de répondre :
« Qui es-tu ?
_ Voyons, vous ne devinez pas ?
_ Non, je ne suis pas très psychologue, vois-tu ?
_ William Frederic Caster, pour vous servir !
_ Dainslef, je vais t'aider, alors je te prie de me pardonner. »

J'avais attendu longtemps. Quelques décennies dans la vie réelle sont ressenties comme plusieurs millénaires dans un superordinateur. Mon plan était parfait. Tout était millimétré. J'avais fini par retrouver de la famille, du côté de ma mère : un demi-frère, son père ayant succédé au mien dans le lit de ma mère, quelques années après la mort de ce dernier. Je la haïssais, elle qui m'avait abandonné, après la mort de mon père. Elle avait porté son deuil, et avait trouvé un agriculteur sur sa planète de naissance, la Terre. Un ancien ami d'enfance, un amour retrouvé. Elle avait eu deux enfants, un fils mort dans un tragique accident, et une fille. Celle-ci n'avait eu qu'un fils, qui hérita de l'exploitation agricole. Ce dernier eut lui-même deux fils ; le cadet avait repris l'exploitation, mais c'était le fils aîné, qui était intéressant : non seulement il avait hérité de la tare familiale qui le prédisposait aux maladies neurodégénératives, mais en plus, il avait renié sa famille pour devenir pilote, qui plus est chez les Black Birds. Je décidai donc d'en faire l'instrument de ma vengeance, de gré ou de force. Soit il accepterait de me rejoindre et de laver les péchés de son arrière-grand-mère, soit il mourrait. Je mis en branle mon plan machiavélique. Le Black Birds Consilium allait souffrir d'ici-peu.

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il y a 2 semaines 3 jours - il y a 1 semaine 2 jours #248863 par Dainslef
Réponse de Dainslef sur le sujet L'histoire de Dainslef: Split.
Je me souvenais de la douleur causée par la décharge dans la poitrine. Une décharge de plasma ionisant, sorte de taser moderne à moyenne portée, ça fait mal. En ouvrant les yeux, je me rendis compte que j'étais allongé, attaché dans une sorte de salle d'examen d'un blanc immaculé. Sahaquielle se tenait assise sur un tabouret, à côté de moi. En me voyant essayer de bouger, elle se leva et s'approcha de moi. J'ouvris une bouche pâteuse, me regardant comme je le pus, et prononçant péniblement quelques mots :
« Que s'est-il passé ?
_ Je t'ai neutralisé, je ne savais pas quelle réaction aurait pu avoir notre invité sur ton comportement. Disons que j'ai contracté une assurance...
_ Depuis combien de temps suis-je inconscient ? Et où sommes-nous ?
_ Tu sembles bien réveillé. Ça fait trois jours que nous nous occup...
_ Trois jours ? J'aurais dû partir en patrouille hier ! Je vais me faire tuer par le boss !
_ Ne t'inquiète pas, j'ai expliqué que j'avais besoin de ton assistance pour une mission spéciale. Tu as un alibi.
_ Où sommes-nous ? Et pourquoi suis-je attaché ?
_ Le lieu où nous nous trouvons doit rester secret. Et tu es attaché, car... je t'expliquerai plus tard. » conclut-elle, avant d'entrer un code qui déverrouilla instantanément mes contentions. Je m'asseyai en poussant quelques gémissements de douleur. Trois jours alité, ça enraidit. Je sentis quelques vertiges, et une lenteur d'esprit, qui ne me disait rien de bon :
« Je me sens bizarre. Qu'avez-vous fait ?
_ Nous avons mis ces trois jours à profit pour trouver un traitement adapté. Le doc qui s'est occupé de toi a dit qu'il y avait comme deux activités cérébrales distinctes, dans ta tête. L'une d'entre elles était certainement la tienne, et l'autre... tu vois ce que je veux dire.
_ Et ?
_ Et tu as reçu des médicaments qui ont inhibé une des deux personnalités. Nous n'étions pas encore certains de laquelle s'exprimait encore.
_ Donc, vous avez cloué son bec à Caster ?
_ Oui, il ne devrait plus t'embêter. Toutefois... » Je voyais bien son air contrit. Par mes hochements de tête, je l'invitai silencieusement à poursuivre. « Toutefois, ces mêmes médicaments ralentissent le fonctionnement de ton cerveau, et accroissent ton temps de réaction. C'est fini, les super-réflexes surhumains qui ont fait ta célébrité ; tu seras tout juste dans la norme, et encore !
_ C'est un moindre mal. Je ne peux pas laisser ce salaud reprendre le dessus.
_ Par contre, le doc sèche sur la raison de ta double personnalité. Comme si deux personnes avaient été mises dans le même corps.
_ Pour ça, t'inquiète, j'ai ma réponse, pas la peine de fouiller plus avant. » Je ne voulais pas lui dire que Caster m'avait transformé en une sorte de cheval de Troie sur pattes. Ça n'avait de toute façon plus d'importance, il avait été neutralisé. Et dire que ce salaud était de ma famille ! « Je voudrais vous remercier, toi et le doc, pour ce que vous avez fait.
_ Je lui transmettrai tes remerciements. Comme tu te doutes, il doit garder son identité secrète, mais je lui dirai, je te promets. Et puis, ne t'inquiète pas, ceci restera entre nous trois.
_ Merci, mon amie, tu me sauves la vie.
_ De rien, je te devais bien ça. Et puis... avant de partir, j'ai un petit cadeau pour toi. »


Je fus raccompagné chez moi, la tête dans un sac opaque ; confidentialité oblige. Je tenais dans une main quelques semaines de traitement médicamenteux, et dans l'autre, le cadeau de Sahaquielle, une petite clef de données. Je me dis que j'allai en prendre connaissance, sitôt arrivé chez moi. Mais les événements allaient en décider autrement. C'est là que nous allions entrer dans le vif du sujet, et que tout allait s'accélérer, pour le meilleur et pour le pire.

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il y a 1 semaine 3 jours - il y a 1 semaine 3 jours #248912 par Dainslef
Réponse de Dainslef sur le sujet L'histoire de Dainslef: Split.
En effet, à peine mes affaires posées dans l'entrée de ma chambre, je vis, non pas un message estampillé « urgent », mais deux. L'un venait de ma hiérarchie, et l'autre... de Laura. J'ouvris le message de l'état-majo : un nouvel ennemi venait de surgir, et s'attaquait à nos alliés Green Planet, qui faisait appel à l'élite des combattants Black Birds. Je me pencherai plus tard dessus, de nombreux pilotes seront ravis d'aller aider cette bande de fumeurs de drogue psychédélique. J'ouvris le deuxième message. Laura était terrorisée. Son message était confus : elle demandait une évacuation d'urgence. Elle avait joint un nom de système et un identifiant de corps stellaire. Le message avait été envoyé il y a quelques heures à peine. Ma décision était prise, car je lui devais la vie. Mais avant de partir, je fis appel une dernière fois à mon amie Sahaquielle, afin de lui demander une dernière faveur.

A ce moment précis, l'étendue de mon ignorance me fit négliger la menace des Wanderers of Witchspace. Ceci dit, je ne regretterai pas mon choix. Si la situation devait se reproduire, je ferai exactement la même chose, même en sachant ce que je sais maintenant, n'en déplaise à notre Dictateur. Mais je digresse, je reparlerai peut-être des Wanderers plus tard, et j'en reviens donc à mon sauvetage, ainsi qu'aux entorses que j'ai faites à de multiples règles pour arriver à mes fins.

Elle avait envoyé un message de détresse qui m'était spécifiquement destiné, et avait simplement signé « Laura ». Pourquoi pas une identification plus poussée, immatriculation complète et tout le toutim ? Probablement pour la même raison qui l'a faite s'emporter lorsque je lui ai naguère demandé son nom complet... Je ne me formalisai pas. Elle était en plein territoire thargoïde, aussi, avant de nous séparer, je me rappelai une discussion que nous avions eue, alors que nous rassemblions les reste de mon Cobra ; elle pensait que les Thargoïds étaient une espèce pacifique, et que, si on les approchait pacifiquement, ils nous laisseraient tranquilles. J'ai eu beau lui expliquer que cette engeance gangrenait la galaxie, et qu'il fallait les exterminer, elle persistait dans son erreur.

Je bondis aussi vite que possible dans mon Diamondback Explorer de voyage, le « Stargazer », et ouvris l'intercom :
« Ici le commandant Dainslef, du Stargazer ; demande autorisation de décoller.
_ Commandant Dainslef, votre vaisseau n'est pas adapté au combat ; avez-vous bien reçu votre ordre de mission pour Tpheirset ?
_ Mission prioritaire : je pars sauver un Black Bird en perdition dans les Pléiades.
_ Commandant Dainslef, nous n'avons pas été informé d'un sauvetage urgent à effectuer.
_ Vérifiez ; il s'agit du commandant Laura Solo, vaisseau Bonne-Espérance.
_ Pardon, commandant, vous avez raison ; autorisation accordée, et bon sauvetage. »


Pourquoi Laura « Solo », me direz-vous ? Je ne connaissais que son prénom, et commandant Laura me semblait insuffisant. Alors, il a fallu improviser. Par l'intermédiaire de mon amie Sahaquielle, j'ai pu avoir brièvement accès au bureau du grand patron, et j'ai subrepticement glissé un formulaire d'intégration aux Black Birds à ce nom dans la pile de papiers pour signature. Habituellement, les papiers étaient relus avant d'être déposés sur son bureau, aussi lui-même ne vérifiait jamais la légitimité de la pile de formulaires à signer. Bon, je risquerai une sanction pour une telle arnaque une fois le pot aux roses découvert, mais ceci prendrait plus de temps qu'il m'en fallait pour aller secourir la jeune femme. Et en attendant, personne ne m'empêcherait de décoller.

Il ne me fallut pas longtemps pour arriver dans les Pléiades. La luminosité des étoiles bleues environnantes était hypnotique, mais je savais l'espace local infesté de Thargoïds, aussi refusais-je de me laisser distraire. Je localisai la planète à quelques centaines de secondes-lumière de l'étoile, calai mon pilotage automatique dans sa direction, et commençai à observer les signaux environnants : l'espace grouillait de parasites thargoïdes, menaces estimées entre 4 et 9. Je me devais de les éviter comme la peste, mon vaisseau actuel étant vulgairement qualifié de « chips » par les vétérans de l'escadron. En me rapprochant pour la descente finale, j'aperçus une escadrille de vaisseaux. Je lançai une analyse longue portée, tiquant à l'apparition des résultats : un groupe de combat longue portée de la Fédération, composé d'un ASP et trois Diamondbacks. Que venaient-ils faire ici ? Je décidai de mettre de côté la prudence pour le moment, et fonçai droit vers la surface.

On peut tromper une personne mille fois, on peut tromper mille personnes une fois, mais moi, on ne peut pas me tromper deux fois.
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Actualité:
Split : la victoire contre le mal n'aura été que de courte de durée.
Dernière édition: il y a 1 semaine 3 jours par Dainslef.
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