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samedi 26 septembre 2020
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Mise à jour du Forum & Site (Fin Mai 2019) (10 Mai 2019)

Bonjour à tous et à toutes !

Voici une note importante concernant la mise à jour du site jusqu'en Octobre 2019...
Quelques changements importants dans l'équipe au niveau des rôles et une absence...

file Le Voile se lève, partie 5

Plus d'informations
il y a 1 an 1 jour - il y a 11 mois 3 semaines #247935 par Dainslef
Le Voile se lève, partie 5 a été créé par Dainslef
Dans tous les hauts-parleurs à proximité, et probablement dans toute la station, retentit le Dies Irae de Mozart. Tout juste une seconde après, une alarme se déclenche au loin. J'entends des bruits de pas qui s'éloignent : les gardes délaissent le trou. La porte s'ouvre dans un claquement sonore, et Caster me dit aussitôt « Récupère la tablette et cours ! » Courir... facile à dire. J'essaie tant bien que mal, pendant que ce que je suppose être un virus informatique sème la zizanie dans la station. Mais avec plusieurs fractures de côtes empêchant de respirer profondément, une jolie perte de sang, les vêtements collés par du sang coagulé et des excréments, un œil en moins, et une maladie neurodégénérative pour couronner le tout, c'est une autre histoire. Je me sens mal, mon esprit s'embrume. Ma vision se fait trouble.

« Tourne à gauche. Et maintenant, à droite. Oui, tout droit, à présent... » Je suis aveuglément les consignes de Caster. Toujours un bruit d'alarme au fond. Des cris de panique. Les couloirs sont vides, mais je les reconnais pas. J'aperçois des formes. Inquiet, je questionne :« Sont-ce des gardes ?
_ Non, les caméras de sécurité ne montrent que toi dans le secteur. Ce sont tes hallucinations. »
Je poursuis mon chemin. J'ignore un duo de loups-garous.

Cette fois, j'entends des bruits de pas. « Un garde. » me murmure mon nouvel allié. « Je m'en occupe. Avance. Maintenant, le Dies Irae de Verdi sonne en bruit de fond de mon évasion. Caster a vraiment le goût pour la mise en scène.
_ Halte ! » crie une voix masculine. « Pas un geste ! Retourne toi lentement. »
_ Obéis. » rajoute Caster, à voix basse. « J'ai juste besoin qu'il fasse deux pas dans ta direction. »
Je me retourne lentement. Je vois une silhouette tenant une arme de poing. Je lève mes bras. Il fait un pas, puis un deuxième. Aussitôt, un sas de sécurité se referme, lui tranchant net le bras tenant l'arme. Une détonation suit. J'entends un hurlement étouffé de l'autre côté de la porte. Je commence maintenant à ressentir une légère douleur au flanc gauche. Je me retourne, et poursuis inlassablement mon chemin.

Je me sens très faible. Je m'appuie sur le mur le plus proche. La douleur aux côtes et à l'abdomen me fait hurler.
« J'ai mal. Je n'en peux plus. Mon vaisseau est encore loin ?
_ On y est presque... et voilà ! »
Je lève péniblement les yeux. Et tout en entendant la Chevauchée de Valkyries de Wagner, je contemple un magnifique engin. Je ne le reconnais pas de suite. Enfin, j'arrive à accommoder ma vue : c'est l' « Eye of the Tiger », la corvette de Phoneix !
« Tu m'as mal guidé. Ce n'est pas mon vaisseau, il ne répondra pas à ma demande d'ouverture.
_ Ne t'inquiète pas pour l'ouverture, c'est juste un détail. Tous tes vaisseaux sont sous scellés, j'ai fait au mieux. »
La seconde qui suit, je vois le sas du vaisseau s'ouvrir. Je ne sais même pas même comment j'atteins le sas et surtout, comment j'arrive à monter. Les tempes me font souffrir atrocement, et le reste aussi, d'ailleurs. Je finis par trouver le siège du pilote, sur lequel je m'efforce d'atterrir en douceur. La descente est légèrement amortie par de la matière molle et gluante dans mon pantalon.
« Branche la tablette sur l'ordinateur de bord, maintenant. » J'obéis. Le cockpit se referme, alors que les hauts-parleurs crachent les moments les plus intenses de l'ouverture 1812 de Tchaïkovski. Je souris intérieurement en me demandant : quel sera le prochain morceau ? L'ouverture de Carmina Burana ? Caster me tire de ma rêverie : « Je prends les commandes, repose-toi un peu, Harvey.
_ C'est Dainslef. D – A – …
_ Alors, appelle-moi Will.
_ William Frederic Caster, né le...
_ C'est bon, je sais qui je suis. » Répond-il d'un ton sec. « Pas la peine d'en rajouter.
_ Moi aussi, je sais qui tu es. Ce que tu es. Pourquoi tu as fait tout ça. »
Pas de réponse. Je ne sais pas s'il s'y attendait, ou si je l'ai surpris. En tout cas, avec ma mémoire défaillante, je n'aurais pas pu rajouter grand chose sur sa biographie. Le reste est par contre parfaitement clair dans mon esprit.
« J'ai soif. Je suis épuisé. Je vais me reposer.
_ J'ai pris les commandes. Nous en avons pour une dizaine de minutes, quinze maximum. »

Je coupe la liaison entre l'ordinateur de bord et la tablette. Avant de commencer à écrire sur cette dernière, je passe ma main sur mon abdomen douloureux. Je sens un liquide collant. Du sang partiellement coagulé. La douleur se réveille, et je m'aperçois que j'ai un trou sur le côté gauche, heureusement loin de la ligne médiane, un autre en regard dans mon dos. Je comprends cette douleur ; le tir m'a touché. Je ne sais pas pour combien de temps j'en ai encore, avant de perdre connaissance, peut-être de mourir. Je commence à écrire un texte libre sur la tablette.


« Mes amis,

Je vous demande pardon. Je ne sais par quoi commencer. Je vous ai trahis, ou demandé de trahir. J'en assume la responsabilité. Je demande pardon tout spécialement à notre vénérable leader. Je sais, j'ai désobéi à un ordre direct. J'ai aussi dirigé une fronde. J'ai également répandu intentionnellement un virus dans la station Samson, sans savoir les dégâts qu'il pourrait causer. Ah oui, j'ai aussi volé le vaisseau le plus précieux de notre chef, et j'en suis navré. Dernière chose, je suis responsable de l'amputation du bras d'un garde : j'espère qu'il n'en souffre pas trop. Qu'il sache tout de même que je ne suis pas resté impuni : sa balle m'a blessé assez salement.

Pour tout le mal que je vous ai infligé, j'exprime d'infinis regrets. Je ne sais pas si vous me croirez, mais sachez que si j'avais pu faire autrement, je l'aurais fait. Notre Dictateur ne m'a pas vraiment laissé de marge de manœuvre, ces dernières heures. Si j'ai fait tout ça, c'est pour notre bien à tous. Enfin, plutôt votre bien à tous, car moi, dans peu de temps, je ne serai probablement plus de ce monde.

Par quoi commencer ? D'abord, la raison de ma trahison. Peut-être qu'un des prisonniers vous aura raconté, mais je vous le confirme : Giblood avait bel et bien ramené des données vitales sur Caster. Le protéger était essentiel, et grâce à ces données, j'ai tout compris, et je vais vous l'expliquer. C'est aussi simple que ça.

Deuxièmement, pourquoi Caster est-il resté toujours insaisissable ? Il a infiltré depuis pas mal de temps, bon nombre de systèmes informatiques, dont l'ordinateur de bord de mon vaisseau ; si bien qu'il pouvait à loisir se rendre invisible de moi, savoir où j'étais à tout moment, m'espionner, et même me contacter librement, dès que l'envie lui prenait.

Il m'avait contacté sur le champ de bataille contre les CCI, mais je suis resté fidèle aux Black Birds, et j'ai refusé de le suivre. Si j'ai finalement accompli la plus haute trahison, c'est que j'en ai été contraint par les circonstances. D'abord, les données de Giblood : j'ai dirigé cette fronde pour les récupérer. Ensuite, je n'ai pas eu la possibilité de répondre, de m'expliquer. J'étais agonisant, je n'avais pas le choix. Le virus... n'était qu'un moyen de sortir. Le vol du vaisseau de Phoneix : mes vaisseaux étant sous scellés, j'ai pris celui vers lequel j'ai été mené par Caster. C'est lui qui pilote, et j'ignore où il m'emmène.

Enfin, voilà la raison de tout ceci, la vérité à propos de Caster : il vous... »


Sa voix m'interrompt en plein milieu de ma phrase : « Nous sommes arrivés. Je vois tes signes vitaux qui se dégradent, je t'envoie donc mes serviteurs pour te porter assistance. Pas d'inquiétude à avoir, dans quelques minutes, tu seras sauvé, mon ami. » En voyant des robots s'approcher, je laisse tomber sur le côté la tablette tachée de sang, de larmes et de crasse. Je laisse aussi mes yeux se fermer, et je prends enfin un peu de repos mérité.

On peut tromper une personne mille fois, on peut tromper mille personnes une fois, mais moi, on ne peut pas me tromper deux fois.
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Actualité:
Abandonnez tout espoir : un nouvel ennemi redoutable surgit.
Dernière édition: il y a 11 mois 3 semaines par Dainslef.
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