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SUJET : [DSN Luxury Tour] On mène l'enquête !

[DSN Luxury Tour] On mène l'enquête ! il y a 2 semaines 2 jours #225756

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Beaucoup d'entre vous sont au courant : il y a en ce moment une croisière de luxe qui s'appelle le DSN Luxury Tour... et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il s'y passe des choses étranges...

Un grand merci au commandant Mist0 pour le prêt de son vaisseau. J'ai pris un des premiers Beluga du "roster" de l'expédition... et un qui n'affiche pas une peinture "nouveau riche", du plus mauvais goût pour des gens de noble naissance ! (Alistair, un petit coucou. :lol:)

Vu la taille du toutim, je me permets de poster plusieurs fois d'affilée, dans un souci de lisibilité.
==Space Camel==
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[DSN Luxury Tour] On mène l'enquête ! il y a 2 semaines 2 jours #225757

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LE CRIME DU LUXURY TOUR
(pardon Agatha)
I

La propension de la Fédération à exhorter les citoyens des puissances adverses à exercer leur esprit critique irritait grandement l'Empire et l'Alliance […] d'autant plus étonnant qu'à l'approche du millénaire de l'expansion galactique, la quasi-totalité de la production culturelle de la Fédération était inféodée aux puissances corporatistes.
« Histoire galactique classique. Vol. 1 »

Lorsque le lieutenant Luka Sorensen aperçut la coqueluche de tout le FedNet pour la première fois, il ne put que constater l'efficacité du maquillage spécial holo-vision. En effet, Diego Furioso de son nom de scène, avait peu à voir avec le matamore qui se pavanait dans la fameuse émission « Scientifique ou Athlétique ». Celle-ci voyait des jeunes femmes ayant eu un recours massif à la chirurgie laser s'écharper entre elles pour deux soupirants aux profils antagonistes.

Diego Furioso apparaissait généralement dans des habits qui évoquaient un sénateur impérial avant une campagne militaire, dans toute la noblesse supposée de la situation. Sa mâchoire carrée, ses pommettes saillantes, sa ligne de front dure et cassante, son regard bleu acier accentué par une peau mate... tout cela contribuait à créer un hologramme débordant de prétention et de vitalité.

Sorensen, pourtant, ne pouvait s'empêchait de remarquer que la dure réalité du quotidien s'appliquait également à un bellâtre du registre de Furioso. Avec cette coupe ébouriffée, son front ne paraissait plus menaçant. Son menton, vu de près, était déformé et rendait le visage plus grotesque que viril. Enfin, le regard bleu acier était sûrement le résultat de colorants ou de lentilles, car il faisait face à des yeux d'un gris terne, figés pour l'éternité dans un moment de surprise et de bêtise.

Mais ce qui embêtait vraiment le lieutenant Luka Sorensen, c'est que la tête finalement pas si engageante de Diego Furioso, reposait maintenant à trois bon mètres du reste du corps.

*


Le Kazino était un vaisseau de classe Beluga Liner, ce qu'il y avait de plus gros et de plus chic dans la gamme du constructeur Saud Kruger. Se payer une croisière sur un tel paquebot volant était un luxe que seuls les plus fortunés pouvaient envisager.
Souvent comparé à une baleine - tant par ses admirateurs que ses détracteurs - il était équipé des commodités les plus avancées, si bien qu'à part le contact des rayons d'une étoile sur votre peau, vous pouviez disposer de tous les avantages de la vie terrestre à bord.

Le soir où Luka Sorensen découvrait une tête séparée de son tronc, il régnait une effervescence inhabituelle sur le vaisseau. En effet, celui-ci était le théâtre d'une sauterie privée organisée à l'approche de la magnifique nébuleuse du Voile. Le Kazino n'était pas seul dans cette situation. Autour de lui, des dizaines de vaisseaux de prestige accueillaient des passagers tout aussi prestigieux : tel Beluga avait à son bord un chef corporatiste plein du fruit de son usure, tel Orca transportait un seigneur de guerre venu savourer les bienfaits du pillage, tel Dolphin convoyait une starlette qui comptait jouer dans la cour des grands le temps de son éphémère succès.

Tous et toutes avaient payé leur ticket d'envol à un prix difficilement imaginable. Cela afin de participer à la première croisière de luxe en dehors de la bulle d'activité humaine. Du moins, la première sans une escorte de guerre deux fois plus importante.

La vanité, la richesse ostentatoire et la méconnaissance de l'espace suintaient de toutes les cabines de passagers, tant et si bien que la plupart des commandants indépendants s'arrachaient les cheveux devant les caprices de leurs clients. L'une des pilotes avait propagé une anecdote qui faisait la joie de tous les autres commandants : sa cliente, une fille de sénatrice, particulièrement exigeante, avait im-pé-ra-ti-ve-ment ordonné que la verrière de protection du vaisseau soit levée afin qu'elle puisse profiter des magnifiques couleurs de l'étoile de type O. La commandante avait eu grand mal à ne pas s'exécuter. Et si aucune cabine ne fut « accidentellement » détachée pour dériver dans l'espace, c'est bien parce que chacun et chacune de ces commandants attendait une prime à la mesure de la démesure de l'expédition.

En effet, aucune superpuissance n'avait soutenu l'expédition. L'Alliance avait prétexté la richesse malhonnête des participants ; la Fédération, pourtant en position de force car contrôlant le système de production de Saud Kruger, était trop concentrée sur la menace thargoïde ; l'Empire avait poliment décliné, expliquant qu'il avait d'autres esclaves à fouetter. Mais une fois que l'expédition se trouva en bonne voie de réalisation, les superpuissances avaient bien entendu tenté de reprendre la main. Toutefois, les pilotes indépendants avaient veillé au grain et concédèrent seulement l'arrivée de quelques commandants affiliés aux superpuissances. Tout en gardant une main-mise évidente sur l'organisation – et la rétribution – liée à la croisière de luxe. Les superpuissances considérèrent cet échec comme un incident mineur. La plupart des indépendantistes virent cela comme un magnifique bras d'honneur ainsi qu'un avertissement envoyé à quiconque tenterait de briser une initiative indépendante. Néanmoins, certaines personnes se rallièrent à l'idée de l'Alliance sur le sujet : les pilotes indépendants faisaient le jeu des gros pontes.

Ce soir-là, le Kazino réalisait la performance d'accueillir les nababs parmi les nababs. Au grand dam de son commandant, qui s'était trouvé opportunément malade et confiné dans ses quartiers pour le reste de la soirée. Une quinzaine de personnes devisaient gaiement en se nourrissant de mets de luxe, alors qu'une trentaine d'autres s'affairaient autour pour satisfaire à leur ravitaillement.

On distinguait nettement, derrière les immenses verrières teintées de la salle à manger ; le voile coloré, d'un rose et bleu nettement séparé de mauve, de la nébuleuse. Les ingrédients étaient présents pour une très bonne soirée, jusqu'à ce que se fassent entendre un grand fracas suivi d'un cri perçant.

II


L'an 3303 marqua le début d'un nouvel essor des mouvements indépendants galactiques […] la stagnation et la concentration des ressources de l'Empire et de la Fédération dans la lutte armée […] depuis, les analyses tactiques tendent à montrer que c'est l'absence de structure hiérarchique rigide qui aurait pu décontenancer les attaquants thargoïdes [...]
« Histoire galactique classique. Vol. 1 »


Luka Sorensen était mécontent. Lorsqu'on l'avait engagé comme officier de sécurité pour l'expédition, il s'attendait à sermonner des individus imbus de leur personne à propos de tel ou tel abus de substance. Tout au plus, à séparer un différend commercial qui en serait venu aux poings. Mais en aucun cas résoudre le mystère de la tête d'un acteur de seconde zone, visiblement sectionnée de son corps à dessein.

«Tout ce que je peux vous dire en l'état actuel, c'est qu'on lui a tranché la tête de son vivant avec une arme blanche de qualité et une main assurée – voyez la trace sur la colonne vertébrale et le peu de déchirures sur les tissus de la nuque. »


Le médecin qu'il avait appelé à bord avait marqué un temps d'arrêt en franchissant le sas des latrines, peu glorieux lieu de ce qui était désormais un crime. Il faut dire que si la coupure était propre, elle n'en avait pas moins été très salissante , ce qui ressortait d'autant plus sur les murs et le mobilier d'un blanc immaculé de ces sanitaires, récurés automatiquement trois fois par jour – un luxe insensé, sur un vaisseau spatial.

Bien qu'ayant eu la présence d'esprit de déranger le commandant pour lui demander de verrouiller toute possibilité de transport via le vaisseau – à l'exception de la navette du médecin – le lieutenant devait compter sur une cinquantaine de suspects potentiels de prime abord. C'était beaucoup. Il fallait élaguer la liste au plus vite, avant que le mécontentement du au cloisonnement ne monte à la tête de ces gens têtus et fortunés et qu'ils ne parviennent à forcer le blocus.

« Est-ce qu'un individu avec une formation militaire serait à même de réaliser un tel... découpage ? »
« Ça c'est à vous de me le dire lieutenant. Je suis médecin, pas légiste, et s'il m'en coûte de le dire, je vous demanderai de prendre mes constatations avec des pincettes. »
« Très bien. Si l'on poursuit dans cette voie, on peut se dire que l'individu que je recherche pourrait avoir un entraînement militaire et aurait a priori un passif de voyages spatiaux. »
« Qu'est-ce qui vous permet de supposer cela ? Sans vous offenser. »
« Il n'y a pas de mal. Vous savez, on voit souvent des holo-films dans lesquels il y a une fusillade à l'intérieur d'un vaisseau. Pourtant, je peux vous dire que si un échange de tirs avait lieu à l'intérieur de cet engin, nous aurions intérêt à être à deux pas d'une capsule de sauvetage. »

Sorensen avait beau se creuser les méninges, une barre bien nette lui barrait le front, un souci qu'il n'avait pas pu mettre de côté pour le moment.

« C'est lui qui m'embête. Enfin, sa présence. »
« Personne de sain n'apprécie la compagnie des cadavres, lieutenant. »

Luka agita la main d'un air agacé.

« Je ne parle pas de ça. Nous accueillons ce soir sur le Kazino – entre autres – une ancienne ministre de l'Alliance, un sénateur impérial, deux patrons de corporations, une duchesse... qu'est-ce que ce type vient faire dans le tableau ? »

« Ça lieutenant, je peux vous l'expliquer. »

Sorensen et le médecin se retournèrent vers la voix hautaine, haut perchée et à l'accent pittoresque qui avait prononcé ces paroles. Aux oreilles des deux hommes, 'expliquer' s'était transformé en 'expliquââh'.

« Vous avez l'honneur de converser avec la duchesse Kalkinja de Silverberg... »
*

La duchesse s'était montrée particulièrement odieuse aux yeux du médecin et du lieutenant. Mais elle même s'imaginait magnanime en adressant la parole à de tels roturiers.

Elle avait commencé par émettre un petit bruit méprisant en levant les yeux au plafond lorsque le docteur avait daigné présenter ses références. Enfin, elle avait demandé à l'officier s'il était au moins issu de l'Académie Navale Impériale, mais Sorensen avait du répondre qu'il n'existait rien de tel sur les mondes indépendants, et la duchesse se contenta de soupirer.

L'aristocrate avait déclaré avec un aplomb impressionnant qu'elle avait emmené la victime à ce dîner pour se distraire – elle avait lourdement insisté sur l'honneur qu'elle lui conférait en agissant ainsi – et paraître en belle compagnie. Le médecin la regardait avec des yeux naïfs et interrogateurs, mais le lieutenant avait bien compris de quoi il retournait. Un acteur minable d'émissions d'holo-réalité devait assurer ses fins de mois et éventuellement rembourser son ticket auprès de généreuses donatrices comme madame la duchesse.

Luka Sorensen se concentra sur le personnage, ses activités dans l'heure qui précéda le meurtre et vit la duchesse se lancer dans un récit circonstancié des agapes et des personnes à qui elle avait adressé la parole tout au long du repas. Lorsqu'elle en vint au contenu des dites paroles, l'officier la pria d'en rester là, car il avait acquis la quasi-certitude que cette femme n'était pas directement intervenue dans la mort de Diego Furioso. En cause notamment, les multiples froufrous de dentelle cristalline qui tentaient de cacher une chair flasque et usée par les ans, qui ne pouvait contenir les muscles fermes et solides que nécessitait une décapitation aussi nette.


C'est avec un soulagement qu'il peina à dissimuler que la duchesse prit congé d'eux. Elle attendit quelques secondes sur le pas du sas, regardant les deux hommes d'un air courroucé, mais ni le médecin, ni le lieutenant n'avaient une quelconque connaissance de l'étiquette sur 10 Hydrae, le système de l'aristocrate. Cette dernière finit par partir, laissant derrière elle la traînée sonore d'un soupir bruyant et désobligeant.
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[DSN Luxury Tour] On mène l'enquête ! il y a 2 semaines 2 jours #225759

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III


[…] les superpuissances durent elles aussi se rendre à l'évidence : les flux de voyageurs et de données d'exploration étaient majoritairement concentrés dans les systèmes indépendants. Cette expédition et en parallèle le développement de Colonia avait indéniablement démontré que la sécurité en dehors de la bulle humaine n'était pas l'apanage des Trois Grandes. Et cette vérité fit date.

« Histoire galactique classique. Vol. 1 »



Le docteur Kareem Alwarak, spécialiste ès médecine spatiale, avait toujours apprécié son métier car il lui permettait d'échapper aux vicissitudes de la vie terrestre. Alors qu'ils étaient peu considérés aux yeux de leurs pairs, les médecins qui embarquaient sur des vaisseaux étaient adulés des équipages, qui y voyaient la sincère expression du dévouement à leur mission curative. Il n'était pas impossible, à force d'expédition à bord d'un navire, de rentrer en contact avec des bactéries ou virus pathogènes : c'était la hantise des équipages d'exploration.

En ce qui concerne les croisières de luxe, le docteur Alwarak n'avait aucune expérience, mais il pensait n'avoir rien d'autre à craindre que des indigestions alimentaires ou alcooliques, des nausées ou épisodes dépressifs dues au confinement, ou plus pittoresque : un rare cas d'intolérance au saut hyper-spatial, qui aurait nécessité un rapatriement d'urgence.

Officiellement, l'expédition s'était élancée sans forces armées. Dans les faits, plusieurs Beluga surarmés avaient pour passagers des pilotes et leurs chasseurs. Il y avait également un vaisseau médical, et Kareem avait été engagé à son bord. En tant que médecin en chef, c'est lui qui avait été dépêché sur le Kazino peu après le meurtre.

Depuis, il semblait que son rôle se bornait à suivre le lieutenant Sorensen dans ses recherches. Ce n'était pas pour lui déplaire, étant donné la monotonie des journées à bord du vaisseau d'assistance médicale. Surtout, le médecin sentait que le moment était venu pour lui d'apporter une aide appuyée à son acolyte de fortune, car ce dernier était en train de vivre un douloureux moment auprès d'un amiral de la Fédération.

« Je ne répondrai pas aux questions d'un subalterne. Encore moins d'une autre armée ! » le docteur Alwarak était ravi. Il n'avait jamais rencontré d'amiral, et s'était formé une image type : celle d'un homme rondouillard, arborant avec fierté une moustache bien drue. Cet homme correspondait tout à fait à ce qu'il avait imaginé.


« Soyez certain, amiral, que je vous interroge uniquement dans le cadre de la sécurité de l'expédition. Je sers mon système monsieur, tout comme vous servez la Fédération. », le lieutenant était impressionnant de flegme, mais on sentait poindre un sentiment d'agacement.

« Et vous voilà, prêt à salir le nom de notre institution ! Je n'ai rien à voir avec ce... cet... ce comique de spatiopérette ! Et tordre le coup de ce grand dadais, de cet arriviste ; eut été indigne de mes mains ! D'ailleurs je... pourquoi sourit-il, celui-là ?»

Cette admonestation était destinée au médecin. Sans concertation avec le lieutenant, il avait décidé de prendre une part plus importante à l'interrogatoire, qui se faisait jusqu'ici à revers. Il s'éclaircit la gorge avant de prendre la parole :

« Je suis le docteur Phileas Nittrop, chef de l'institut des neurosciences appliquées sur Mars. Je collabore notamment au programme de cérébro-conditionnement financé par la Fédération. »
« Oh, bien, je... »
« Je souris, amiral, car cette situation pour le moment inextricable va m'amener à établir les profils neurologiques des personnes présentes sur le Kazino, afin de déterminer si l'un de nous dénote un haut niveau de stress dans ses résidus d'ondes cérébrales. Et je dois avouer que jamais, jusqu'ici, je n'avais eu l'occasion de modéliser les encéphales de si nobles représentants de l'espèce humaine. Une fois stockés, je pense que je pourrai travailler sur les images de vos cerveaux afin de... »
« Oui, fascinant en effet... mais ce serait sûrement beaucoup de travail pour un scientifique, et si je puis vous éviter ne serait-ce qu'un seul de ces scanners en vous assurant de ma plus totale collaboration... »
« Ce serait merveilleux amiral, c'est une tâche harassante qu'établir un profil psychologique détaillé et complet. »

Si le lieutenant Sorensen regardait d'un œil neuf et intrigué le médecin, l'officier, lui, semblait au bord de la panique à l'idée d'avoir la cervelle mise en coupe réglée.

« Je l'admets... au repas, j'ai perdu mes nerfs devant la présence de cet individu de basse extraction à notre table. J'ai tempêté si juste et si fort que le vilain est parti se réfugier à la salle d'eau sous un fallacieux prétexte. J'ai blessé ce faible homme par mes mots, mais je n'ai pas mis fin à sa pitoyable existence. »

Dans un dernier effort, Kareem contracte ses muscles pour masquer au mieux sa colère.

« Merci de votre collaboration, amiral. Votre compassion est un exemple pour nous tous. »
« Voilà qui est parler en homme, monsieur, je vous salue ! » et le gradé de s'exécuter d'un geste martial, avant de jeter un regard dédaigneux vers le lieutenant et tourner ses talonnettes vers la sortie.

Une fois hors de portée auditive, le lieutenant explose :

- « Amiral, lui ?! Et de quoi au juste, d'un corps de ballet ?! »

*

Quelques minutes plus tard, alors que les deux hommes se triturent les méninges à propos de cette affaire, Luka ne peut s'empêcher de soutirer des informations au docteur.

- « Je ne suis pas trop surpris de rencontrer un scientifique de votre stature sur cette croisière, mais je dois avouer que votre engagement comme médecin-chef m'intrigue... »
- « Allons lieutenant, vous vous doutez bien que ceci n'était qu'une farce afin d'en finir au plus vite avec cet odieux personnage – qui vous méprisait, dois-je ajouter. »
- « Oh je l'avais bien senti son mépris, n'ayez pas de doute. Mais vous voir prendre le taureau par les cornes était assez jouissif. Vous vous fichez de son rang ? »
- « Savez-vous ce qu'on observe, quand on doit opérer quelqu'un et lui ouvrir l'abdomen ? »
- « Vous allez me le dire. »
- « Des boyaux, du sang et de la merde. Voilà ce qu'il y a. Vous pouvez me mettre n'importe quel uniforme, n'importe quel costume par dessus... ça n'en restera pas moins, pour mon regard de médecin un peu courroucé, un sac à merde. Littéralement. »
- « Vous savez quoi docteur ? Je vous aime bien. »
- « Merci lieutenant. Votre compagnie n'est pas désagréable non plus. »
- « Maintenant que nous avons éliminé les soldats et l'aristocratie, sur quoi nous pencher ? »
- « Je dirai le clergé ».
- « Vous gloussez. Y a-t-il une raison ? »
- « C'est une blague de doctorant, veuillez m'excuser... je ferai en sorte de vous éviter ce genre de désagrément. Quoiqu'il en soit, peut-être devrions nous rendre visite aux corporatistes ? Après tout, ils cultivent depuis des siècles l'art de décapiter la concurrence. »
- « Alors allons-y. Et planquez votre portefeuille. »
- « Pourquoi souriez-vous ? »
- « C'est une blague de caserne... rien d'important. »




IV


La Fédération avait échoué à harmoniser une stratégie touristique. Dans une période de faiblesse historique du pouvoir central – même au regard des standards fédéraux -, la superpuissance ne put rattraper l'Alliance en terme de lignes économiques ; ni l'Empire pour les destinations de luxe ; et encore moins les systèmes indépendants qui alliaient infrastructures et audace afin de suivre par le tourisme la trame tissée par les explorateurs et les exploratrices.


Kareem Alwarak s'arrêta net en chemin, soudain pris par une idée terrifiante. Il l'exprima immédiatement à son collègue :

« Et si... et si c'était le commandant ou le copilote ? »
« Ils sont dans leurs quartiers et je puis vous assurer qu'ils n'avaient aucune intention d'en sortir. »
« Mais en êtes vous sûr ? »
« Et bien, l'analyse des caméras de sécurité du vaisseau est en cours. Deux d'entre elles se trouvent de part et d'autre du sas de la cabine de pilotage, qui est l'unique moyen d'accéder au reste du vaisseau. Je suis prêt à mettre ma main dans une étoile à neutrons qu'ils se sont barricadés à l'intérieur en attendant le départ de leurs 'invités'. »
« Qu'est-ce qui vous permet d'être si affirmatif ? Pardonnez mon insistance... »
« Dites-moi docteur, vivez-vous au contact des clients et des clientes, au sein de votre vaisseau médical ? »
« Ma foi non... nous n'avons eu que des indigestions passagères ou des contusions suite à une bagarre. La plupart du temps, nous sommes entre membres du personnel médical, même si nous côtoyons l'équipage. »
« Et bien tout s'explique. J'ai roulé ma bosse dans l'espace vous savez. J'ai voyagé pendant des mois et des mois sans ressentir de manque planétaire. Mais je peux vous assurer que deux semaines avec ces gens, et j'ai déjà envie de dépressuriser un hublot pour être aspiré dans l'espace, loin de leurs petites plaintes. »

*

« Nous sommes évidemment attristés d'apprendre le décès d'un fleuron de la culture fédérale. »

Sorensen avait réussi à contenir son rictus, mais Alwarak était en train de s'étouffer pour avoir voulu retenir son éclat de rire.

« Je suppose que vous êtes restés à table durant tout le repas ? »
« En effet, et nous avons nombre de témoins pour le confirmer. Tous les convives, à vrai dire, puisqu'ils étaient nos invités. »
« Et cette petite sauterie, elle était en quel honneur ? »
« Faut-il une raison pour s'entourer de bons amis lieutenant ? Partager une bonne chère autour d'un spectacle spatial comme celui de cette magnifique nébuleuse... que demander de plus ? »
« Quand vous parlez de bons amis, vous incluez les personnes appartenant à une puissance rivale ? »

Pour la première fois depuis l'échange courtois, Alwarak vit une lumière de colère dans les yeux du corporatiste. Sa compagne aperçut qu'il s'était trahi et s'en trouvait fugitivement mécontente, jusqu'à ce qu'elle se rende compte que le docteur l'observait. Elle se recomposa instantanément un masque de neutralité bienveillante. 'Voilà qui promet un dialogue transparent', pensa Alwarak.

« Les allégeances et les alliances se font... puis se défont lieutenant. Mais nous restons des êtres humain et nous sommes capables de nouer des rapports en dépit des petits positionnements politiciens. », la femme avait repris la conversation en main.

« De la noblesse d'âme comme on aimerait en entendre plus souvent. » Alwarak n'avait pu s'en empêcher. Les lèvres de la corporatiste formaient un sourire approbateur, mais ses yeux indiquaient clairement une pulsion de violence. Elle reprit la parole d'une voix égale.
« Nous nous efforçons de montrer le meilleur de nous-même... cela inspire nos collaborateurs, nos partenaires et – bien sûr – nos citoyens. »
« Et votre sens des priorités vous honore ! »

Sorensen donna un petit coup de coude à Alwarak, qui allait légèrement trop loin à son goût. Il en profita pour reprendre la main.

« Nous voyons bien que nous vous faisons perdre votre temps. Merci de votre patience, nous allons vous laisser et vous tiendrons informé de nos avancées. »
« C'est cela lieutenant. Au plaisir. »

Alwarak n'avait jamais entendu un 'au plaisir' qui signifiait 'à la morgue'. C'était désormais chose faite.
*

« Pourquoi ce départ précipité cher collègue ? Il me semble évident que ces personnes retiennent une information capitale. »
« Vous avez tout à fait raison, mais nous perdrions un temps fou à leur tirer les fumerolles du cratère, alors qu'il nous suffit d'étudier le plan de table. »
« Le plan? Du dîner ? »

Sorensen regarda le docteur d'un air agacé. D'un large geste de la main, il engloba les restes des ripailles gargantuesques qui avaient été interrompues.

« Et bien oui, le dîner. Pour quoi d'autre ? Vous vous doutez bien qu'un tel repas demande un minimum d'organisation, sans quoi les serviteurs se marcheraient sur les pieds et renverseraient ces magnifiques plats sur nos convives, ce qui serait du gâchis, convenez-en. »
« Alors que nous indique-t-il, ce fameux plan ? »
« Oh, trois fois rien. Si ce n'est qu'aucun indépendantiste n'était invité aux agapes. Pas un représentant. »
« Vous pensez que ? ... »
« Passé ce stade je ne pense plus, je soupçonne fortement. Et s'il n'y avait le poisson, j'aurai des certitudes.»
« Le poisson ? … bon sang, lieutenant, expliquez-vous ! »
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V

Sauluque aux herbes de Lyrae

Ingrédients (pour deux personnes) :une portion de 500gr de sauluque, prédécoupée. Un dé-calibre d'herbes de Lyrae. Un bol de bourbon d'Epsilon Indi.
Faites mariner le poisson dans le bol de bourbon agrémenté des herbes de Lyrae. Laissez reposer, au frais, pendant une nuit. Cuisson à feu doux le lendemain. Servir chaud, de préférence le soir pour éviter toute inactivité durant l'après-midi.

« Croquignolettes et croquantes : le livre des recettes illégales »

A bientôt quarante-cinq ans, Magdalena Cheung, ancienne ministre au service de l'Alliance, entamait une reconversion bien méritée dans les affaires. Elle était la conférencière officielle de l'expédition pour tout ce qui touchait de près ou de loin les questions politiques. On l'invitait pour l'écouter poliment déblatérer sur un quelconque sujet pendant la première partie de soirée, puis lorsque le rideau était tombé, on plaçait des offres pour obtenir une partie de son carnet d'adresses et donc de son influence auprès de l'Alliance. Bref, Magdalena Cheung était une femme courtisée et très heureuse de sa situation.

« La politique ne vous manque pas, madame ? », c'est Sorensen qui posait la question.
« Pensez-vous ! Je suis bien contente d'avoir quitté cette maison de fous ! », elle partit dans un rire sonore, presque communicatif.
« J'ai eu la confirmation par mes agents traitants – ils ont fini d'analyser les bandes de sécurité, vous savez - que vous étiez restée au repas et n'aviez pas bougé de votre place. »
« En effet lieutenant, navrée pour votre enquête. »
« Mais justement madame, je pense que vous pourriez m'être utile en m'éclairant quelque peu sur les raisons qui ont poussé nos hôtes à organiser ce banquet et vous y inviter. Êtes-vous proches ? »
« Vous voulez-dire : émotionnellement ? »
« C'est, je crois, le sens de ma question. »
« Alors non. Mais nous étions proches en affaires. »
« C'était donc une réunion studieuse ? Pouvez-me dire à quel sujet ? »
« Oui. Et non lieutenant. C'est strictement confidentiel. Secret des affaires, vous savez ce que c'est.»
« Je vois. Une dernière question madame, qui risque de vous paraître incongrue : avez-vous apprécié le poisson ? »
« Euh... oui. Oui oui, il était délicieux. »
« Merci beaucoup madame, nous ne vous dérangerons pas plus longtemps. »

Sorensen se leva et sortit de la pièce. La ministre et le docteur étaient comme stupéfaits, incapables de discerner une quelconque cohérence dans son comportement. Alwarak eut besoin de quelques secondes supplémentaires pour se rappeler qu'il devait suivre son compère, et prit congé de l'éminence à son tour.
*

« Cher collègue, êtes-vous un ichtyologue amateur ? »
« Un quoi ? »
« J'en déduis que non... néanmoins, pourriez-vous m'accorder quelques instants, ralentir votre cadence et m'expliquer ce qu'il en retourne avec votre... poisson ? »

Sorensen se rendit compte de son allure précipité, et cala son rythme sur celui de son compagnon, qui ne pouvait autrement le suivre qu'à grands pas.

« Avez-vous servi durant la campagne militaire d'Adeba, docteur ? »
« J'ai bien peur que non. »
« Alors vous êtes un homme heureux. Et vous ne connaissez rien aux sauluques. »
« Les sauluques ? »
« Un poisson que l'on pêche sur les lunes aquatiques d'Adeba. Il a la particularité de posséder une chair extrêmement fine et douce, mais pour cela, il faut parvenir à percer l'épaisse couche cartilagineuse. Et croyez-moi, même avec du matériel militaire, ce n'est pas une mince affaire tant qu'on ne sait pas comment s'y prendre. »
« Comment fait-on ? »
« Une fois pêché, on attrape le poisson par la gueule, on place une lame acérée et chauffée à blanc derrière les ouïes et l'on tranche au dessus de l'arête, pour une découpe nette. C'est le seul moyen de découper le cartilage de l'intérieur sans transformer l'ouvrage en boucherie. J'insiste sur la qualité de la lame. J'ai connu des bleusailles qui se sont sévèrement tranchés la main en n'affûtant pas assez leur couteau avant d'entailler la bestiole. »
« Croyez-vous vraiment mon cher que parce que... »

Mais au même moment, Sorensen poussait les battants de la cuisine. Joyce de la Vega, commis de cuisine, ne chercha même pas à sauver les apparences et prit ses jambes à son cou.

Si l'on doit reconnaître au professeur Alwarak son implication dans l'enquête, on notera toutefois une nette baisse d'intérêt de ce dernier en ce qui concerne la pratique de la course-poursuite. Il n'avait nulle intention de se lancer aux trousses d'une jeune femme visiblement experte en décapitation, surtout dans le cas où cette dernière serait toujours armée. Le lieutenant Sorensen – c'est tout à son honneur – ne pensa pas à ces considérations futiles. C'est son instinct de traqueur qui prit le dessus et qui fit qu'il s'élança immédiatement sur sa cible. S'il bouscula quelque peu les plans de travail et s'attira les jurons des employés encore présents, il ne lui fallut pas plus de quelques secondes pour se jeter sur la fille, lui planter un genou dans les côtes avant de poser sur son corps un dispositif de tissage coercitif automatique. Quelques secondes plus tard, la jeune femme était ficelée par un tressage de fil de nylon et de kevlar.
*

« Je viens de parler avec le commandant. Il vous félicite, lieutenant. »
« Je suppose qu'il doit être ravi de pouvoir mobiliser son vaisseau à nouveau. »
« Non. Il vous remercie d'avoir semé la zizanie et fait fuir, je cite, les 'parasites'. »
« Un brave homme. »

Les deux collègues étaient sur le quai de lancement des navettes du Beluga. Le lieutenant Sorensen allait rejoindre un navire militaire spécialement affrété afin qu'il puisse rapatrier sa prisonnière. Un compromis avait du être pris dans l'urgence, et Joyce de la Vega, commis de cuisine meurtrière, serait remise aux autorités de la Fédération.

« Je ne comprends toujours pas comment on peut en arriver à un tel point dans l'adoration... »
« Vous avez la chance de ne pas vivre en territoire fédéré docteur. Le niveau culturel y est tellement affligeant qu'un homme comme Diego Furioso peut incarner l'idéal dramatique pour une jeune fille. »
« Quand même... de là à le tuer... »
« La passion docteur. La passion... »
« Le meurtre de ce Luxury Tour est donc... une affaire de mœurs. »

Luka Sorensen sourit, car il voyait très bien où le docteur voulait en venir.

« Écoutez. Moi aussi, pendant un instant, j'ai cru que nous allions évoluer au milieu d'une intrigue entre superpuissances, démasquant complots sur complots pour le plaisir de rendre la justice... mais hélas, ma carrière dans les forces de sécurité m'a fait perdre tout romantisme à ce niveau. »

« En un sens je préfère. Ni vous ni moi n'avons les épaules assez larges pour des complots galactiques ! »
« Et je préfère que ça soit comme ça docteur ! »

Les deux hommes partirent dans un éclat de rire complice, conscients que la partie d'amusement touchait à sa fin. Le docteur et le lieutenant se prêtèrent mutuellement serment d'amitié, et promirent de tenir l'autre au courant de la suite des événements. Sur ce, le lieutenant Sorensen monta dans la capsule qui l'entraînerait vers son vaisseau. Avec – et c'était assez rare en ce moment pour être souligné – le sentiment du travail accompli.

VI


Avec le recul, nous avons tendance à les présenter comme des décisions harmonieuses prises par des dirigeants attentionnés. C'est oublier les terribles et incessantes querelles qui traversaient ces conseils […]
Conseil Stratégique Indépendant.
Archives commentées.


« Quoique vous en pensiez Malloy, l'opération est un succès. »

Les réunions du conseil stratégique indépendant étaient invariablement houleuses. Celle-ci ne dérogeait pas à la règle.

« Pourtant, votre agent n'a pas été en mesure d'orienter l'enquête dans le direction que nous souhaitions. Au lieu de cela, les représentants des superpuissances sont toujours confortablement installés dans leurs cabines de luxe, et tout cela grâce à vous ! »

Darren « Cobalt » Johnson, magnat indépendantiste du raffinage de minerai, n'entendait pas laisser un freluquet du rang de Malloy lui damer le pion en plein conseil.

« Nous avons du improviser et sacrifier notre agent opérationnel. Bien qu'aucune conséquence légale ne vienne toucher nos rivaux, je puis vous assurer que la rumeur s'est déjà répandue comme une traînée de réacteur FSD : l'expédition du Luxury Tour a connu un meurtre. Un meurtre durant une réunion au sommet des représentants des superpuissances. Quand bien même une criminelle est jetée en pâture à l'opinion publique, vous pouvez être certains et certaines qu'on ne retiendra que deux choses : une mort trouble et une réunion secrète. Tous les communiqués officiels ne pourront rien contre une rumeur aussi puissante. Pire, il se pourrait même que chaque dénégation renforce le camp des sceptiques – et donc nos intérêts, s'il est utile de le rappeler.

« Et si notre agent opérationnel parle ? »

Il ne lâchait pas le morceau. Darren devait lui porter une dernière estocade.


« Il n'en sera rien. Notre agent infiltré nous a communiqué les références et l'identifiant du vaisseau dans lequel elle est transportée. L'interception sera un jeu d'enfant, les navires sont déjà en route pour procéder à l'action en dehors de tout système légiféré. Notre agent insiste sur la valeur du lieutenant qui accompagne notre camarade. C'est un indépendantiste qui pourrait éventuellement rallier notre cause. C'est également lui qui a eu les neurones suffisamment huilés pour nous forcer à précipiter notre action. J'ai donc donné des instructions claires pour qu'on se saisisse de lui vivant.»

Une autre voix prit la parole. C'était Leonora Ricardi, qui contrôlait à elle seule un bon quart des forces mercenaires des systèmes indépendants.

« Permettez-moi d'être la voix du compromis et de décréter que cette opération, qui aurait pu se solder par un échec monumental, est finalement source d'espoir pour nos forces. Néanmoins, et afin de voir de quel côté du compromis je pencherai pendant mon vote, j'aimerai connaître le montant des données d'exploration accumulées jusqu'à présent au bénéfice de nos systèmes. »

« Nous estimons les données brutes à plus de quinze milliards de crédits. »

C'était avec ce genre de paroles que des individus comme Leonora Ricardi en venaient à donner leur voix à des démagogues comme Darren. Voilà ce que pensait Malloy en levant lui aussi la main pour confirmer le maintien de « Cobalt » jusqu'à la prochaine session.
==Space Camel==
Dernière édition: il y a 2 semaines 2 jours par Snarkk.
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