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SUJET : Du Pirate au Chasseur

Du Pirate au Chasseur il y a 9 mois 5 jours #183393

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La Conquête ne dure qu'un temps.



3293, il était à cette époque le fier chef d'escadrille des Vortex, un clan de pirates comme on en voit peu ces jours-ci. Il était aux commandes du Valhalla, un superbe Anaconda configuré pour la piraterie, et ses ennemis tremblaient devant ce vaisseau autant que ses proies.

Il était connu sous le nom de Skjör. Un parfait Norvégien, sa famille avait réussi à conserver ses origines durant plusieurs générations. Des Odinistes, une grande lignée de pirates. Skjör était dégoûté par ce qu'est devenue l'humanité, divisée en factions. Les plus riches semaient la terreur chez les plus pauvres, et c'était ce qu'il combattait.

Son clan était allié avec d'autres clans de pirates qui partageaient les mêmes ambitions : punir des puissances en volant du matériel militaire, des vaisseaux et en libérant des esclaves. Beaucoup pensaient que Skjör et son clan étaient des héros, mais d'autres les considéraient comme des ennemis publique.

Les Vortex étaient aussi dégoûtés de voir à quel point le seigneur pirate Archon Delaine était faible. Une grande faction de pirates qui s'étendait sur plusieurs dizaines de systèmes, mais qui ne faisait pas grand chose pour combattre l'oppression, les dictatures et l'esclavage.

Skjör avait beaucoup d’ennemi, et bien que les chasseurs de primes étaient les plus dangereux, ce n’était pas eux qu’il détestait le plus.

Un soir après une longue traque à la recherche de victimes au service des superpuissances, le Vallhalla a été intercepté par un chasseur de prime aux commandes d’un Python modernisé. Skjör s’est soumis à l’interception, mais ce n’était pas pour autant qu’il était en danger. En effet le chasseur s’était bien fait rouler. Skjör volait en wing, mais pas en supercruise.

Une fois l’interception réussie, le chasseur de prime a sorti ses armes et s’est mis à sourire.

- Chasseur : "Capitaine Skjör, je te recherche mort ou vif. Je préférerais que tu te rende plutôt que tu ne résiste."

Skjör était surpris sur le coup. D'habitude, les chasseurs de primes ouvraient le feu et discutaient ensuite. Mais pas celui-ci.

- Skjör : "A combien s'élève la prime ?"

- "Tu en es à quatre millions si on regroupe toutes les factions qui te recherchent. Mais la plupart te veulent mort."

- "Dans ce cas pourquoi me prendre vivant ?"

Et c'est après cette question que les trois acolytes de Skjör sont arrivés sur sa position. Après l'interception, il les a intégrés à sa wing pour qu'ils puissent le rejoindre et prendre l'agresseur par surprise.

- "Tu peux te rendre si tu veux. Mais je préférerais que tu ne résiste pas."

Le chasseur se mit à rire même s'il était encerclé par un Anaconda, un FAS et deux Cobras. Tous les vaisseaux se sont arrêtés, les Vortex encerclant le chasseur.

- "Tu t'appel ‘Skjör’ c'est bien ça ? Tu dois avoir des origines de guerrier. Pourquoi ne pas régler ça entre nous. Laisse-tes amis admirer le spectacle !"

- "Nous sommes des pirates. Tu es ici pour m'assassiner. Jamais je ne battrais à la loyale contre toi."

- "D'accord, c'est ton choix."

Le chasseur a poussé ses propulseurs et s’est attaqué au FAS en premier. Skjör n’a pas compris cette réaction. Il s’est dit que ce n’était pas de l’imbécillité, ni de l’imprudence. Pour lui c’était de la folie. Alors il a fait marche arrière pour observer ce qu’il allait se passer. Bien entendu, ses acolytes en faisaient voir de toutes les couleurs à ce chasseur. Mais il ne semblait pas abandonner. C’est Skjör lui-même qui a ordonné l’arrêt du combat à ses amis.

Le Python était dans un sale état, les propulseurs et le réacteur FSD étaient détruits, le générateur dans un état grave, le cockpit inhabitable et trois des armes étaient défaillantes. Skjör a demandé à l’un de ses amis d’aborder le vaisseau et ils ont capturé le chasseur.

Ils l’ont alors placé dans la soute du Valhalla, lié comme un saucisson. Skjör est allé le voir personnellement. Il faut dire que le chasseur était dans un sale état, mais malgré tout il semblait être en paix.

- "Bonjour, assassin. Il faut que tu m'explique."

- "J'aurais besoin de plus de développement sur cette demande."

- Nous étions plus nombreux, mieux armés. Pourquoi nous attaquer quand même ? La description de ton vaisseau et ta combinaison m'indiquent que tu es au rang d'élite au combat. Alors pourquoi prendre un tel risque digne d'un gamin tout droit sorti de l'académie fédérale ?"

- "Hahahaha !"

- "Je vois. Alors tu as réellement un problème. Mince ! J'aurais dû te laisser mourir."

- "Oui, c'est ce que tu aurais dû faire."

- "Alors tu vas m'expliquer oui ou non ? Tu es suicidaire ? Quel est ton nom ?"

Le chasseur ne répondit point. Il avait parfaitement l'allure d'un chasseur de prime, mais Skjör voyait dans ses yeux qu'il était tout autre chose au fond. Un esprit joueur, maladroit, sans peur.

- "Très bien, très bien. Si tu veux mourir, et en silence, alors tu mourras dans le vide sidéral."

- "Merci !" répondit le chasseur sans nom avec sourire.

Skjör, lui ayant tourné le dos pour quitter la soute, s'est retourné à ce moment voyant que le chasseur était très sérieux. Il voulait vraiment en finir. Mais Skjör avait un cœur et il n'avait jamais tué un homme désarmé de sang froid. Il voulait connaître la vérité et ça l'agaçait au plus haut point. Il s’est approché du prisonnier et s’est abaissé. Le chasseur était hésitant mais il a quand même fini par cracher le morceau avec honte.

- "Oui, je veux mourir. C'est malheureux, mais c'est la vérité."

- "Pourquoi ? Tu as tué trop de gens sans savoir s'ils méritaient de mourir ?"

- "Oh non ! Je ne suis chasseur de prime que depuis aujourd’hui ! Mais je voulais mourir en faisant la seule chose que je jugeais assez noble, dans ce cauchemar qu'est cette galaxie."

Là, Skjör s'est pris d’intéressement pour ce type. Alors il s'est assis par terre, en face du prisonnier.

- "Ma journée est terminée. Raconte-moi dont ton histoire."

- "A quoi ça servirait ? Tu es un pirate."

- "Et qu'est-ce qu'un pirate pour toi ?"

- "Des criminels, des tueurs, des bons à rien." dit-il en souriant d'un air taquin.

- "Hahahaha ! Oui c'est vrai ! Surtout des bons à rien. Mais des bons à rien qui sont libres."

- "C'est de la main d'un homme libre, et surtout en combattant que je voulais mourir."

- "Qu'est-ce qui te pousse à de telles pulsions ?"

- "Nous, notre espèce. L'argent. Je suis un déserteur. J'étais un pilote au service de la Fédération. Heh ! Et il faut dire que j'étais très bon dans ce que je faisais."

- "A en juger par ce que j'ai vu, pas vraiment."

- "J'étais très bon pour tuer des civils."

- "Ah, d'accord. Et c'est pour ça que tu veux mourir ? A cause de la honte j'imagine."

- "Non pas du tout. Je sais que je n'irais pas au paradis pour toutes les atrocités que j'ai commises au nom de la Fédération. Mais ce n'est pas ce qui me chagrine le plus, non."

- "C'est pourtant suffisant pour toucher le fond."

- "C'est vrai. La vrai raison c'est ce que l'Empire a fait de ma famille. Ma femme et mes deux filles se trouvaient sur une Colonie, en pleine frontière entre les territoires impériaux et fédéraux. Alors que je suis parti en mission pour forcer des indépendants à livrer leurs cailloux à mes supérieurs, la colonie a été attaquée par des impériaux. Ma femme et mes filles ont été capturées et réduites en esclavage."

- "Je vois. Quel âge ont tes filles ?"

- "22 ans et 18 ans. Lorsque j'ai appris ce qu'il s'est passé, j'ai demandé à ce qu'on prépare une mission de sauvetage pour sauver tous les colons. J'ai eu du mal à convaincre mon supérieur. Après plusieurs semaines j'ai réussi, alors il en a parlé à l'amiral. Mais cet abruti a refusé. Monsieur a répondu qu'il avait d'autres priorités."

- "Ça ne m'étonne pas."

- "L'amiral voulait qu'on continue de piller les indépendants. La présidente lui a promis le commandement d'un Faragut s'il arrivait à réunir assez de matériaux pour sa fabrication."

- "Alors tu as déserté, et tu as voulu retrouver ta famille par tes propres moyens."

- "C'est ça. J'ai fini par retrouver le vaisseau qui transportait les esclaves colons. Ma famille était dans le lot. Ça a été très difficile de les retrouver. J'ai été forcé de fréquenter les bars les plus crasseux de la galaxie, de passer à tabac et c'est une chance que je n'ai pas eu à me prostituer !"

- "Hahahahaha !"

- "Alors je me suis engagé au sein de l'Empire et j'ai demandé une affectation à bord de ce vaisseau. Un Cutter pas moins !"

- "Woaw !"

- "Je me suis engagé sous un faux nom, et je servais de lèche-bottes au commandant, je ne faisais que du nettoyage et je repassais ses fringues."

- "Moche."

- "Mais il y avait du monde à bord de ce vaisseau. Et je n'ai jamais croisé ma famille parmi les esclaves. Alors je me suis renseigné en faisant ami/ami avec les membres d'équipage impériaux. J'ai appris que ma femme et mes filles ont été violées par le commandant, et pas qu'une fois. Puis il en a eu assez d'elles et les a torturées, non, massacrées."

- "Désolé mon vieux." dit-il en posant sa main sur son épaule.

- "Je ne veux pas de ta pitié. Bref. Je n'en croyais pas un mot. Alors je me suis renseigné d'une autre manière. Un soir alors que le commandant dormait dans sa cabine, je me suis introduit discrètement, j'ai verrouillé sa porte et je l'ai réveillé d'un coup de poing dans l'estomac. Je l'ai menacé d'une arme et je lui ai posé mes questions. Cette ordure m'a dévoilé la vérité avec tous ses détails dégueulasses. Dans la panique il continuait de tout déballer, alors je l'ai fait taire de plusieurs coups de feu dans la tête."

- "Les autres ont dû entendre les coups de feu !"

- "Je l'ai d'abord étouffé avec un oreiller et j'ai aussi étouffé les tirs en collant mon flingue dessus."

- "Intelligent."

- "Après ça je me suis échappé avec une capsule de survie et on m'a repêché comme une loque. J'ai regagné mon vaisseau personnel et j'y ai dépensé tous mes crédits pour le préparer à la chasse à prime. La suite tu la connais."

- "Eh ben ! Je ne vais pas te cacher que c'est le genre d'histoire qu'on vécu quasiment tous les pirates, ceux de mon entourage du moins. C'est pour ça que nous sommes ce que nous sommes. Alors c'est quoi ton nom ?"

- "Je n'ai plus de nom, je ne suis plus rien."

- "Quel est ton surnom dans ce cas ? Ton pseudonyme ?"

- "Blue Sandro."

- "Bah voilà !"

Skjör s'est levé, et a délié le prisonnier, puis il lui a de nouveau tourné le dos en lui faisant signe de le suivre. Mais ce Blue Sandro était très décidé. Il a essayé d'attaquer Skjör dans le dos. Mais le pirate s’attendait à plus d'action alors il a retenu le coup du chasseur. Il lui a infligé un coup puissant dans le flan gauche puis un autre dans la jambe droite pour le faire tomber.

- "Hahahaha ! Mon ami, tu devrais revoir tes choix. Moi je ne veux pas que tu meurs. Au contraire. J'ai besoin de types dans ton genre. Des mecs qui ont la rage dans le ventre."

- "Ce n'est pas de la rage que j'ai dans le ventre, mais du désespoir."

- "Non, c'est bien de la rage. C'est juste que tu n'arrive pas à la comprendre. Allez, viens noyer ton chagrin avec nous dans du bon rhum !"

Skjör a tendu la main vers Sandro, et il l'a aidé à se relever. Cette rencontre pourrait paraître étrange, mais Skjör en avait déjà vu des tas dans ce genre, sauf qu’il n’était encore jamais tombé sur quelqu’un qui n’avait pas peur de rencontrer la Mort. Ni même une personne désireuse de la rencontrer.
Dernière édition: il y a 8 mois 4 semaines par DeimosReaper.
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Du Pirate au Chasseur il y a 8 mois 3 jours #189691

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Étrange Fratrie.

3295, deux ans se sont écoulés depuis la rencontre assez spéciale entre Skjör et Blue Sandro. Le reste des Vortex a fini par accepter l’ex-chasseur dans la bande, même si ça a été difficile. Leur relation a pris vie en commençant par des échanges de techniques de combat, mais aussi un peu de coopération dans des bagarres inutiles dans des bars, et plusieurs séances de partage de toilettes pour évacuer des litres d’alcool.

Blue Sandro n’a jamais dévoilé son véritable nom à ses nouveaux amis, sa nouvelle famille. Mais il a fini par s’intégrer, il a épouser sa nouvelle vie sans jamais lancer de regard vers le passé. Le clan Vortex était libre, et il passait son temps à taper sur les doigts des fédéraux, et des impériaux.

Un soir, après de bonnes prises et un porte-monnaie bien rempli, ils se sont rendus à leur ‘Quartier Général’. Il ne s’agissait ni plus ni moins que d'un petit bar, qui regroupait tous les pires anarchistes de la galaxie. Ils étaient autour d’une table, à leur place habituelle:

Tout d’abord la place du chef, Skjör. A la tête de cette bande de dégénérés, mais pourtant toujours le plus silencieux. Il passait ces soirées à boire, et à faire une entaille sur la table avec son couteau pour chaque fédéral ou impérial abattu.

« Notre devoir civique : égorger le fédéraux, et crever les yeux des impériaux ! »


Ensuite, la place du second. La brute du clan, un nordique comme le chef, du nom de Thorgvar. A chaque chope terminée, il la claquait sur le plancher et en demandait une autre haut et fort. Thorgvar était une montagne de muscle. Et personne n’arrivait à le percer à jour à cause de sa longue barbe, qui recouvrait une bonne partie de son visage.

« Grrmbl ! »


La troisième place était celle d’Akasha, une guerrière farouche et une contrebandière plus rapide que l’éclair. Elle adorait flirter avec les nouveaux venus au bar, pour ensuite les démunir de tous leurs crédits. Une patte de velours, mais aussi une habile meurtrière. Thorgvar a toujours une dent contre elle, depuis le jour où elle a aspergé sa barbe du sang d’un type, qui avait légèrement manqué de respect à Skjör.

« Baisse les yeux ! Ou je te les fais bouffer ! »


Le petit quatrième était Gideon. Un comique de service aussi cinglé qu’obsédé par l’exhibition des entrailles de ses proies. Tout le monde pensait que Gideon était cannibale, à cause de son apparence de vampire et son sourire sadique. Sans compter son regard, comparable à celui de la mort. Un jour, Akasha l’a surpris en train de danser dans une marre de sang. Deux prostituées se trouvant être en réalité des espionnes impériales, on tenté de l’éventrer. Mais il a été plus assoiffé de carnage à ce moment là.

« Rien de tel que l’odeur de viande impériale grillée au p'tit matin ! »


Enfin, à la cinquième place, c’était Sandro. Il avait adopté la piraterie… ou alors c’est la piraterie qui l’a adopté. Il avait beaucoup appris avec ses nouveaux amis. Mais il était plus utile en défense lorsque les autres tenaient une proie. Il voulait se battre par dessus tout. Un jour, alors qu’il tirait sur des forces de sécurité, il a hurlé : « Crevez donc ! Sales chiens de fédéraux ! ». Gideon lui a dit : « Ce ne sont pas des fédéraux, c’est des impériaux ! ». Sandro, en riant avec sadisme alors qu’il exécutait ses cibles a alors répondu : « Je m’en fous ! C’est pareil ! ». Après ce qu’il a subit, il ne vivait que pour une vengeance éternelle contre les super-puissances. A tel point qu’il se croyait immortel.

« On se rend compte qu’on est vivant… au moment de mourir. »

Cette compagnie de fous furieux était néanmoins assez respectée, même crainte pour que le reste de la clientèle, ne vienne pas s’imposer pendant leur rituel.
Dernière édition: il y a 7 mois 1 semaine par DeimosReaper.
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