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SUJET : Un jour je serai une célèbre pirate !

Un jour je serai une célèbre pirate ! il y a 10 mois 2 semaines #175554

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Bon, ça enregistre là ?... Ah oui on dirait bien… chouette… par où je commence du coup… mmmmh…

Salut à toi, celui qui écoutera ce message, une fois qu’il aura trouvé la clé de cryptage et qu’il sera parvenue à débloquer cette partie secrète du journal de bord. Déjà, félicitations. J’ai toujours galéré à faire fonctionner cette antiquité moi. Si tu t’attends à une trouvaille en m’écoutant, bah… désolée de te décevoir mon gars. C’est juste mon histoire.

Est-ce que ça va comme intro ?... vaut mieux pas que je fasse trop compliqué toute façon…

J’enregistre ce jour un résumé de mon histoire personnelle. Mes récentes activités, de plus en plus dangereuses m’ont poussé à prendre en considération qu’effectivement, je pouvais disparaître demain. Outre mon vaisseau, quelques caisses de contrebande ici et là, j’aimerai laisser autre chose de mon passage en ce monde, ce plan astral.

Je suis la Capitaine Ariah T’soni, contrebandière de talent, pirate de renom. Bon si tu ne connais pas mon nom, on peut oublier le côté « renom » j’imagine. En même temps, tant mieux pour toi si tu n’as jamais croisé ma route. Pas que je sois la plus dangereuse des pilotes… mmmmh enfin ça, encore… ça dépend si j’ai picolé et que je fonce à toute allure avec mon Cobra MKIII pour entrer en station. Parce que bon, autant être franche dans mon propre journal personnel… ça m’est arrivée quelques fois de manquer de peu de m’écraser comme une merde sur le cockpit d’un Anaconda ou T9 en train de sortir de station. Le CMD Mah-Nu WALH-HRAMM pourrait témoigner… Lui et moi, on s’est fait une belle frayeur une fois…

La question importante à poser avant tout je crois, c’est comment j’en suis arrivée là ? Comment je suis devenue contrebandière, pirate ? Est-ce que j’ai toujours voulu faire ça ? Non. Est-ce ma vie d’aujourd’hui me plaît ? Pour rien au monde je l’échangerais ! Mais commençons par le début. Souvent c’est mieux.

Je suis la fille du pilote et mineur Kian T’soni et de Yasara son épouse. Ma mère donc si tu as du mal à suivre. Mes parents se sont connus dans un vieux outpost paumé, en orbite autour d’une sublime géante gazeuse. Mon père y avait décroché un petit emploi. À l’époque, il n’était qu’un simple colon, gagnant sa vie comme manutentionnaire. Ma mère elle, gérait un petit bar sur ce même outpost perdu. Quand ils me parlaient de cette époque, je me souviens qu’ils avaient toujours ce même regard pétillant, joyeux, ce côté nostalgique comme si cette vie basique, simple, rude même leur manquait à tous les deux. C’est marrant, parce que quand j’y pense parfois, je me dis que du moment qu’ils ont connu un petit bout de bonheur, ça leur a suffi pour toute une vie. Peu importe les épreuves par la suite, les difficultés. En tout cas, une chose est sure. Ils se sont tout de suite plus.

Quelques temps plus tard, mon père a décidé de se lancer dans la prospection, le minage et a obtenu sa première licence pour une concession dans un anneau rocheux perdu dans un système dont personne ne se souvient du nom. Bien sûr, avant cela, mes parents ont pris le temps de se marier et de me concevoir. Mon père n’a jamais trop parlé de ces débuts. C’était un homme tourné résolument vers l’avenir, le futur. Il n’aimait pas regarder en arrière, sauf peut-être pour se souvenir du chemin parcourut, des erreurs commises, histoire de ne pas répéter indéfiniment le même cycle. Ça arrive souvent chez certains. Il y en a qui ne savent pas évoluer, se donner les moyens de grandir, autant intellectuellement que spirituellement. Vous savez, grandir son karma, ces conneries du genre. Pas que c’était un croyant, ni même un superstitieux, mais il avait une certaine philosophie de la vie, une spiritualité propre qui le définissait si bien. Ce petit quelque chose qui lui permettait d’être une oreille attentive pour ses collègues, camarades d’infortune, ce détail unique qui faisait de lui, un mec apprécié dans l’outpost. Et c’est vrai que dans tous mes souvenirs, je revois des types, venir à lui, spontanément, pour lui parler, se confier, déposer leur fardeau rien qu’un moment, autour d’un verre pour discuter. Il était comme ça mon père. Un brin grincheux, rustre, mais toujours la main tendue vers l’autre, toujours prêt à écouter. Une vraie écoute, de celle qui te fait sentir important, vivant.

De ma plus jeune enfance, je me souviens du hangar dans lequel mon père se préparait, lui et son équipe. Je me souviens de tout ce matériel bizarre et étrange, des odeurs d’huiles, de gaz brulés, le bruit des compresseurs. À cette époque, mon père travaillait à bord d’un vieux T6 de chez Lakon. Il en avait déjà vu de toutes les couleurs ce vaisseau et faisait peine à voir. Un vieux tas de débris que mon père et son équipe réparaient constamment. À lui seul, il engloutissait toujours une bonne partie des recettes et primes. Mais c’était leur seul outil de travail. J’ai grandis dans ce genre d’environnement, à guetter mon père pour ces retours de prospection. À chaque fois, il espérait tomber sur le bon filon, celui qui lui permettrait de financer un nouveau vaisseau, d’améliorer nos conditions de vie. Et toujours il avait en lui cet indéfectible espoir en un avenir meilleur. Demain ça ira mieux. Je crois que c’est bien à cause de lui que je ne supporte plus ceux qui osent me dire ça. Parce que demain, non, ne va jamais mieux. On a passé quelques années ainsi et un jour, mon père trouva du boulot, au sein d’une corporation indépendante. C’est à cette époque qu’on a déménagé, pour un autre outpost perdu.

Là-bas, le travail rapportait un peu plus et nos conditions de vie se sont un peu améliorées. Enfin, note que je te dis ça mais pour te dire la vérité, moi, à l’époque, je ne me rendais pas trop compte. Effectivement, j’avais plus souvent de quoi m’offrir des bonbons et autre friandises mais concrètement, j’ai toujours été heureuse, bien nourri. Je n’ai pas connu la misère, ni la faim. Ça a duré un ou deux ans ainsi. Je ne pourrais pas te dire, je me souviens mal. Ce dont je me souviens par contre, c’est de ce jour où toute l’équipe est rentrée, joyeuse et hystérique. Le filon du siècle. La fin des problèmes. Apparemment, ils avaient mis à jour un très bon coin qui allait rapporter gros pour un moment. Le truc que tous les mineurs rêvent de trouver une fois dans leur vie. La corporation a pris de l’importance, rapidement et mon père était bien payé. Il a pu mettre de côté et s’est posée la question de mon avenir. Études, etc… J’ai dû quitter mes parents, quelques années durant pour aller étudier dans le système voisin. Bien sûr, je rentrais les vacances et ça a été une période difficile. Me confronter à des mentalités différentes, des styles de vie venus d’autres mondes. Mais bon, je ne renie pas cette partie de ma vie. Finalement, c’est aussi grâce à tout cela que je me suis endurcie, que j’ai évolué, que j’ai appris à faire ma place, la revendiquer et me battre pour !

Quelques années plus tard, j’annonçais à mes parents ma volonté de devenir pilote, au sein de l’Empire. Parce que je rêvais d’aventures, de voyage, que je voulais me battre pour des idéaux qu’on m’avait inculqué à l’école, durant mes études. Pleine de valeurs, de croyances en de nobles sentiments. Patriotique. Mon père ne sauta pas du tout de joie et encore moins ma mère. Pourtant, j’étais motivée comme jamais et je crois que j’ai su leur faire comprendre que je ne renoncerai pas. En même temps, j’ai été très jeune aussi tête de mule que mon père. Les chiens ne font pas des chats à ce que l’on dit. Et c’est ainsi que je suis partie à l’Académie. Alors, ne va pas croire qu’une fille de simple mineur est accueillie les bras ouverts. J’ai dû me battre, faire mes preuves pour être acceptée au sein de ma promo. Et ce parcours fut pénible et extrêmement difficile pour moi. Outre l’arrogance constante, l’autosuffisance de la plupart de mes camarades, j’ai dû composer avec mes défauts, mes carences, difficultés, aussi bien financières que culturelles. Pour te résumer mon passage au sein de l’Empire, je te dirais que si je me voyais aux commandes d’un chasseur, prête à me battre pour des idéaux que je croyais être les miens, vivant une vie dangereuse, pleine d’aventures, j’ai vite déchanté. Déjà parce que j’ai obtenu avec difficulté ma licence de pilote. Ensuite, parce qu’on me destinait à piloter un vaisseau de transport et que j’avais peu de chance de monter à bord d’un chasseur un jour. Arrogante, contestataire, insubordonnée, frondeuse et fouteuse de merde. Les derniers commentaires de mes instructeurs sur mon dernier bulletin d’évaluations. Avec ça, ma carrière était morte avant même d’avoir commencé.

J’ai donc été pilote, oui, au sein de l’Empire. J’ai touché à différents vaisseaux mais jamais rien de bien glorieux. Entre missions de ravitaillement pour des outposts, stations avancées, en passant par du simple transport de troupes, ma vie de pilote au sein de l’Empire n’a jamais été des plus exaltantes. Et si tu penses que j’ai vu des dizaines de combat et bien là aussi je vais te décevoir profondément. Pas un seul tir durant cette période, pas même une seule montée d’adrénaline. Et dieu sait que j’en voulais moi de l’Adrénaline. Mes parents, eux, sans m’en parler vraiment, connaissaient une grave crise. La Corporation Indépendante dans laquelle ils travaillaient tous les deux, luttait pour garder cette autonomie, liberté, indépendance. Beaucoup de gros groupes industriels lorgnaient sur leurs gisements. L’appât de l’argent. Un mal vieux comme le monde et surtout l’humanité. De ce jour où l’homme fit de l’argent, un dieu, une divinité à honorer. Sur son autel, on a sacrifié tant de vies, déclenchés tant de guerres, massacres. C’est durant une permission que j’ai réalisé jusqu’à quel point la situation avait dégénéré. Les négociations duraient depuis des mois, des années même secrètement. Entre débats, marchandages, corruptions et autres magouilles. Toute l’histoire puait affreusement désormais. Et si au départ, l’aventure avait commencé sur de bons sentiments, avec de nobles intentions, aujourd’hui, tout ce petit monde ressemblait davantage à une histoire de mafia, de pègre.

C’était un matin. L’alarme générale a sonné. Les feux de signalisation d’urgence se sont déclenchés. Ceux qui vous indiquent le chemin à suivre, selon le bloc dans lequel vous vous trouvez pour gagner une navette d’évacuation, une capsule de sauvetage. Je me souviens des bruits d’explosion, de l’odeur du feu, des secousses, des portes anti-dépressurisations qui se fermaient ici et là, au gré des impacts. Et la panique, la peur, partout autour de nous. J’ai tiré le bras de ma mère pour l’emmener. Mon père lui cherchait à comprendre. Il ne parvenait pas à réaliser ce qui arrivait. Comme si quelque part, il se sentait coupable d’avoir provoqué tout ceci. Je n’ai jamais cru à cette théorie. S’il avait participé aux négociations, je sais et suis sure que jamais il n’accepta aucun pot de vin, aucun versement douteux. Ce n’était pas du tout un enfant de chœur, loin de là mais il avait des convictions. On a grimpé à bord d’un vieux MKIII et j’ai rapidement mis en marche le vieux coucou. Lui aussi en avait vu des vertes et des pas mûres dans sa vie. On a fait monter à bord autant de survivants qu’on a pu et on a fui. C’est plus tard, une fois à l’abri dans un système voisin, à bord d’une station où la plupart d’entre nous ont trouvé refuge, qu’on a su. Tout ceci avait dégénéré et comme souvent, pour mieux se mettre d’accord, on se fou sur la gueule. Logique. N’empêche que mes parents avaient tout perdu sur ce coup-là. Mon père fut accusé de trahison par le nouveau consortium à la tête du système, affilié à la Fédération. Et si la Corporation Indépendante avait de juteux contrats pour l’Empire, on ne vit jamais un seul de leurs vaisseaux pour venir défendre le système. Arrêté, il fut condamné à de la prison. Il y est mort une année à peine plus tard. Sûrement qu’il ne supportait plus l’enfermement…

J’ai installé ma mère à l’abri, quelque part. Tu comprends que je ne te dirais rien de plus sur ce sujet. Elle-même ne sait pas où je suis et c’est mieux ainsi. Moi, à partir de ce moment-là, j’ai déserté l’Empire. Terminé de me battre pour des idéaux qui ne sont pas les miens, pour la gloire d’autres. Et c’est par hasard en réalité que je suis devenue contrebandière. Au départ, je ravitaillais en douce des outposts perdus en marchandises légales et illégales. Toujours avec ce fameux MKIII qui m’avait sauvé la vie. J’ai pris goût à cette vite immédiatement. La liberté, voler comme je le voulais, choisir moi-même mes contrats. Et j’ai pris goût aux risques, à cette adrénaline si particulière, de celle que tu ressens, éprouves quand tu arrives à toute vitesse face à une station. La sécurité est là, tu le sais, tu peux la voir s’activer en patrouille autour de la station, te séparant de l’entrée de celle-ci. Alors tu fonces, tête baissée, plein gaz. Le contrôle t’accueille, te demande de ralentir, t’indique ta zone d’atterrissage. Tu retiens ton souffle, sers aussi les fesses surtout quand un gros T9 tout pataud se décide à sortir de là alors que toi, tu ne songes qu’à entrer le plus vite possible. C’est là que tout s’enchaîne. Agilité, habilité, maîtrise de soi et tu effleures le gros T9 à peine, tout en manœuvrant avec finesse pour éviter les scans à ton passage. Tu te poses et tu souffles un bon coup. Pas vu, pas pris comme on dit.

C’est cette vie-là que je voulais mener, qui me convenait le mieux. Ne rien devoir à personne, bosser que pour moi-même, choisir mes contrats, quand je bosse et quand je me repose. Avoir mon propre vaisseau et aller où je veux. Pas de chef, pas d’allégeance quelconque. Et puis il y a eu cette rencontre, un jour, avec le CMD Wedo. Un jeune pirate à l’époque. Bon d’accord, il est toujours jeune hein même si parfois il agit comme un vieux con. On ne peut pas lui en vouloir. Un contrat qui m’a amené à le rencontrer. La piraterie, j’y songeais déjà depuis un moment et j’avais toujours été curieuse de m’y essayer. Je me souviens surtout de son chef, qui fit une de ces têtes en me voyant. Ce con n’avait absolument aucune confiance en moi. Trop jeune, trop inexpérimentée, pas assez combative à son goût ou tout simplement peut-être parce que j’étais une fille. Va comprendre toi la réaction d’un vieux briscard comme lui ! Tout ce que je sais, c’est que ce fut là le début d’une longue amitié, qui perdure encore aujourd’hui.

Il y a encore beaucoup à dire sur moi. Expliquer comment aujourd’hui je vole et pirate à bord d’un Clipper Impérial, alors que je n’ai jamais obtenu la licence pour en détenir un et encore moins l’acheter. Comment je suis devenue une pirate audacieuse et frondeuse… ou encore, comment et pourquoi j’ai vécu quelques temps, au sein du très célèbre Black Birds Squadron. Comment je me suis retrouvée perdue à 5000AL du système Sol, aux commandes d’un putain de T9 trop lourd du cul. La fois où je suis tombée en panne sèche avec mon vaisseau à 130m de l’entrée de la station. Ou comment aujourd’hui, je me retrouve au sein du Conseil des Wraiths Brotherhood. J’en ai fait des conneries, ça oui, crois-moi. Et je n’ai pas fini d’en faire. Ce n’est que le début. Une courte vie et déjà si bien remplie. Des rencontres, des moments de rigolades, des coups de gueule en pagailles mais toujours cette détermination à rester moi, cette volonté farouche à protéger, encourager ma liberté, mon indépendance. Je suis celle que je suis et je le fais si bien. Alors pourquoi changerai-je ? J’ai encore tellement à te dire qu’il me faudrait certainement des jours. Peut-être… au fur et à mesure. Te raconter comment j’ai rencontré Rapture I avec qui j’entretiens cette profonde amitié… ou comment le Roi des Technodons m’a aidé à penser, aménager, équiper mon vaisseau pour la piraterie… toutes ces rencontres qui ont contribué à me faire avancer, grandir, évoluer… Mais ça sera pour plus tard. J’ai à faire. Si je m’absente trop longtemps, ce débile de Vadarian va encore me flinguer le générateur gauche d’alimentation de la soute… plus maladroit que lui tu meurs

Fin de transmission… cryptage terminé… archivage dossier secret.

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Dernière édition: il y a 10 mois 2 semaines par Ariah.
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Un jour je serai une célèbre pirate ! il y a 10 mois 1 semaine #177068

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Voilà… j’ai un peu de temps à moi là… autant en profiter pour venir enregistrer un petit quelque chose dans ce foutu journal de bord… pour ça aussi que j’aime ma vie d’indépendante. Pas de contraintes. Si je n’ai pas envie de consigner un truc dans ce journal et bien, je ne le fais pas, tout simplement… les procédures, l’administration, encore et encore… tout ça, non merci. Pas pour moi…

Le Bloody Moon est amarré depuis hier soir, hangar 10 sur Delciat. Qu’est-ce que je fou là ? Je suis venue voir la fameuse équipe de Felicity Farseer. Okay okay, je sais ce que tu te dis là en m’écoutant. C’est une Fédérée. Oui et alors ? Tu sais, j’ai appris dans ma jeune et courte vie que les principes, d’accord, c’est chouette. Mais si tu veux vraiment pouvoir prendre l’avantage sur l’autre, parfois, faut être prête à profiter des autres, de leur savoir. Sinon, tu n’avances pas et tu seras toujours à la traîne. Toujours. Tu crois peut-être que l’Empire ne profite pas de la Fédération dès que possible et vice-versa ? Le monde est bien plus chaotique et pourri que ça mon pauvre ami…

De toute façon, la vieille, je ne l’ai jamais rencontré et ça me va parfaitement comme ça. J’ai juste besoin du talent, de l’expérience, du savoir-faire de son équipe d’ingénieurs pour mon Clipper. Le but de la manœuvre est d’améliorer sa portée de saut FSD. Ça peut être toujours utile. Surtout que de base, mon Clipper n’a pas une excellente portée de saut. D’ailleurs, tu t’es jamais demandé comment moi, une pirate, contrebandière, j’étais parvenue à me retrouver aux commandes d’un Clipper Impérial ? Faut que je la raconte cette histoire, elle vaut le coup !

À l’époque, j’étais contrebandière avec mon fameux Cobra MKIII que je chéris tant. C’est juste un putain de vaisseau et y a pas mieux à mes yeux. Je peinais à bien gagner ma vie à cette époque. Et puis y a eu cet évènement avec Denton Patreus si je ne dis pas de conneries. Tu m’excuseras, j’ai une mémoire sélective pour certains évènements… Bref, tout ce dont je me souviens, c’est que durant une période, ceux qui venaient aider l’Empire en un système donné, par la livraison de denrées spécifiques, se verraient récompensés. Opération de communication, coup de pub ou simple propagande. Peu importe. Comme je te le disais avant, on s’en fou de tout ça. L’important c’était ce qu’il y avait à la clé. Alors oui, c’est vrai aussi que ça fait super opportuniste. Mais au final, la vie d’une pirate, c’est pas juste un peu ça ? Sauter sur la première bonne occasion qui se présente ? Un peu si… Toujours est-il que j’ai foncé oui. Et la récompense était de taille. Une autorisation spéciale pour pouvoir acquérir un Clipper Impérial. Pas besoin de permis spéciale, d’autorisation comme c’est le cas d’ordinaire. Je peux te dire que j’ai sauté sur l’occasion. Comme ça que j’ai acquis le Bloody Moon. Et tu sais le plus drôle dans l’histoire ? C’est qu’aujourd’hui, grâce à un coup de pub de l’Empire, je me retrouve à pirater ces putains marchands d’esclaves, transports impériaux avec un de leur propre vaisseau !

J’en ai piloté des vaisseaux : du vieux petit Sidewinder avec lequel j’ai appris à voler au tout début, pour passer ma licence de pilote… en passant par un Vulture, monstre de combat. J’ai eu la chance de pouvoir m’essayer sur un Courrier Impérial, avec ses lignes racées. Il eut aussi ce gros cul de T9 avec lequel je suis partie à quelques 5000AL de Sol. Sacrée expérience que je suis pas prête d’oublier. Un vrai monstre à piloter. Mais qu’est-ce que j’ai adoré me voir perchée là-haut dans son cockpit, moi qui suis déjà pas bien grande, aux commandes de ce mastodonte. J’étais fière, je me sentais toute puissante. Oué oué c’est qu’un vaisseau de commerce, je sais bien, un gros cargo pataud. Mais purée, c’était quand même bien sympa ! Mes trois chouchous restent quand même mon Clipper, pour son agilité et sa vitesse, mon Cobra MKIII pour sa vitesse et l’ASP Explorer, parce que c’est quand même un sacré vaisseau multifonctions. Et j’en ai fait des choses avec lui !

Encore trois jours sur place normalement et les améliorations commandées seront installées, calibrées, opérationnelles. Va falloir après ça repartir à la chasse. C’est que ça coûte d’entretenir le monstre. Avec les gars, on fêtera ça en interceptant quelques marchands je pense. Faudrait que je commence à aller écouter aux bars du coin, les pilotes. Y a pas mal de marchands dans le secteur il paraît. Histoire de trouver une route à surveiller et attaquer. Les pilotes ont toujours une grande bouche, ça ne les aide pas. Malgré tout, ce que je regrette alors que je regarde mon vaisseau se faire bricoler, c’est mes discussions avec le Roi des Technodons du Black Bird Squadron. Un génie de la mécanique. Je me demande si je vais pas retourner faire un petit tour là-bas, à Samson dans le système Munfayl, histoire de me rappeler à leur bon souvenir. Visite amicale quoi. Faut que je pense à m’annoncer à l’avance, parait qu’ils ont toujours autant la gâchette facile les BBS… Ce sera l’occasion d’évoquer le bon vieux temps en prime…

Bon allez je coupe. J’entends les gars qui se disputent encore… C’est ça de les laisser trop longtemps sans rien faire. Ça finit toujours par se taper dessus, s’engueuler pour des conneries ou provoquer des bagarres dans les bars du coin. À chaque fois que je dois repartir d’un coin où on est au repos plus de 4 jours, je dois toujours aller en récupérer un ou deux dans un poste de sécurité ici et là, parce que ces messieurs ne savent pas se tenir. C’est très chiant. Moi qui aime passer inaperçue, me faire discrète. Avec eux, c’est juste impossible. Bon après, quand c’est moi qui provoque, là d’accord, c’est pas pareil. Bref, à la prochaine, je déco….

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